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Emmanuel Macron en visite à Gao au Mali le 19 mai 2017

Jour de l'Ascension et premier sommet pour Emmanuel Macron

3 min
À retrouver dans l'émission

C'est une "séquence" internationale resserrée et dense qui s'ouvre aujourd'hui et jusqu'à lundi pour Emmanuel Macron. Fraîchement élu, il aura l'occasion d'affirmer (ou de réaffirmer) ses positions sur les grandes questions stratégiques. L'heure des premiers choix.

Emmanuel Macron en visite à Gao au Mali le 19 mai 2017
Emmanuel Macron en visite à Gao au Mali le 19 mai 2017 Crédits : Ludovic Piedtenu - Radio France

Jour de l’Ascension et premier sommet pour Emmanuel Macron. Première ascension en effet pour celui qui a rejoint le petit cercle des grands de ce monde. Avec ce sommet de l'OTAN à Bruxelles, très court. On ne parle d'ailleurs plus de sommet mais de réunion. Ce n'est en réalité, ce soir, qu'un dîner dont la forme laisse entrevoir des discours concis où chacun devrait avancer avec des ambitions limitées. Un peu comme ce midi lors de ce déjeuner entre les Présidents français et américain. Ce sera court là aussi.

Pour Emmanuel Macron, ce sera donc plus simple, il s’agira de tremper l’orteil dans l’eau du bain. C'est une prise de contact, il s'agit de faire connaissance avec Trump ou le turc Erdogan ou bien encore le canadien Trudeau. Idem pour 25 autres chefs d'Etat et de gouvernement dont 3 qu'il a déjà eu l'occasion de rencontrer soit pendant la campagne comme la britannique Theresa May, soit depuis son arrivée à l'Elysée comme la chancelière allemande ou le président du conseil italien. Sans parler des représentants européens Tusk et Juncker qu'il connaît très bien, l'europhile Emmanuel Macron n'est pas en terrain si inconnue que cela. Même si bien sûr il ne faut pas commettre de faux pas. Faut pas / Faux pas. Il ne faut pas oublier que Macron a été le sherpa de François Hollande pendant 2 ans de 2012 à 2014. En tant que Secrétaire général adjoint de l'Elysée, il préparait notamment les grands rendez-vous internationaux type G7 / G20, surtout les questions économiques et financières.

Il était donc du voyage au Mexique dès l'été 2012 pour le G20 ou au Royaume-Uni l'année suivante pour ce qui était le dernier G8 incluant la Russie de Poutine. Il connaît le fonctionnement, l'apparât, le décorum de ces sommets. Il est à l'aise, sert des mains, envoie des clins d'oeil. Il séduit. Ce qu'il fait avec chacun de ses interlocuteurs. En tant que sherpa, il était un pisteur de l'ombre. Il a donc eu le temps de préparer le terrain. C'est même Donald Trump, l'autre nouveau de cette bande de puissants qui devrait lui voler la vedette et se sentir nettement moins à l'aise que le Président français fraîchement élu.

Un contexte favorable pour Emmanuel Macron

Surtout si l'on ajoute à ce contexte l'attentat de Manchester qui va contribuer à resserrer les rangs sur la question de la lutte contre le terrorisme. Le chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique Bruno Tertrais, sur l'antenne de France Culture samedi dernier chez Christine Ockrent, expliquait que "les relations personnelles entre chefs d'Etat et de gouvernement sont extrêmement importantes pour se comprendre et se connaître". Demain et samedi, avec le G7 en Sicile, ce sera donc l'occasion de parfaire cette relation interpersonnelle entre Macron et six des sept dirigeants déjà présents aujourd'hui au siège de l'OTAN. Seul nouveau venu, Shinzo Abe, le premier ministre japonais.

Sur le fond, dans cette séquence internationale chargée qui s'ouvre, on va tout de même avoir, au cours de ces 3 jours ainsi que lundi si l'on ajoute la venue du russe Vladimir Poutine au château de Versailles, l'occasion d'entendre Emmanuel Macron s'exprimer sur les grands sujets internationaux. Affirmer ou réaffirmer ses positions. Affirmer surtout car on ne peut pas dire que cette campagne présidentielle a été l'occasion pour les candidats de s'exprimer sur ces questions pourtant essentielles et qui de l'aveu d'un conseiller élyséen occupent plus de 50% du temps de la vie d'un président. Ce que Macron a bien intégré. C'est d'ailleurs dans la répartition des rôles quelque chose d'assumée : le Premier ministre Edouard Philippe ou un autre à l'avenir gère le quotidien, lui fixe les grandes lignes et s'occupe, c'est son ambition, de redonner à la France une place en Europe et dans le monde. Sur une ligne gaullo-mitterrandienne. Ni plus, ni moins qu'une forme de continuité. Et l'on peut noter chez les observateurs une forme d'impatience à le voir en action, ne pas éviter les questions stratégiques. Sortir de ses positions parfois un peu molles sur la Russie et la Syrie ou sur le conflit israélo-palestinien. D'un programme international, plus largement, que le chercheur Pascal Boniface qualifiait au mois de mars de "ni flamboyant, ni répulsif mais sérieux et appliqué". Le bon élève va maintenant passer au tableau.

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