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Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français pour 2019.

Le casse-tête des bonnes résolutions d'Emmanuel Macron

4 min
À retrouver dans l'émission

En cette nouvelle année, la tradition appelle à formuler de bonnes résolutions, et ce matin, nous nous penchons sur celles formulées ou pas par Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français pour 2019.
Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français pour 2019. Crédits : Capture d'écran du site de l'Elysée

Prendre de bonnes résolutions, c’est un exercice complexe, qui mêle l'introspection et la projection vers l’avenir tirer les enseignements des erreurs passées pour mettre en œuvres des actes afin de concrétiser ses aspirations. 

Or pour, Emmanuel Macron il s’agit de ne pas changer de cap, tel qu’il l’a réaffirmé lors de ses vœux, ne pas amorcer de tournant, mais tout en ajustant, malgré tout, la trajectoire afin d’éviter de se retrouver à nouveau face aux barricades des "gilets jaunes". 

En somme, contourner l’obstacle, mais sans avoir l’air de se dérober, tout en visant quand même le parcours sans faute. Les cavaliers vous dirons que c'est très difficilement compatible. Emmanuel Macron l’avait annoncé : son plan d’action était tout tracé, l'itinéraire, le plan de vol, incontournable, affirmé avec force pendant la campagne présidentielle.

Alors bien sûr l'exercice du pouvoir est passé par là, avec le style revendiqué de la désormais célèbre "startup nation" selon le terme consacré, et du "parler vrai" où le terme "j'assume" était brandi sans cesse, tel un étendard, avant une amorce de mea culpa lors de sa courte allocution le jour du remaniement ministériel au mois d'octobre dernier. Emmanuel Macron avait alors reconnu que son style ait pu "en choquer certain". Le chef de l'Etat fait peut-être alors référence à ces mots en marge du discours d’Athènes, un an plus tôt, et sa tirade sur "les fainéants, les cyniques et les extrêmes."

Il y a eu ensuite l'affaire Benalla cet été, désormais devenue "la première affaire Benalla", avant celle des passeports diplomatiques, qui est la seconde, ou la deuxième, l'avenir le dira.  Puis la colère des gilets jaunes, et les reculs de l'exécutif, annoncés par Emmanuel Macron, il y a moins de trois semaines.    

Les vœux ont été présentés lundi : une adresse au peuple, donc, car il faudra bien se réconcilier avant les prochaines élections européennes et le scrutin de mai prochain.   

Et cette sortie sur "le peuple", justement qui a pu en choquer, à nouveau "certains" :

"Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple... Mais lequel ? D'où ? Comment ? Et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, , aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France." (extrait à écouter vers 11'50")

« La fin est proche Macron, on va t’aider à traverser la rue », pouvait-on lire sur un mur du 10 arrondissement de Paris. il y a un mois.

Le retour de l'ISF ? Un grand plan de transition écologique pour "Make our planet great again" ? comme l'avait dit Emmanuel Macron... ? Ou bien un plan : "Zéro SDF dans les rues?" , ne font, en revanche pas partie des bonnes résolutions du chef de l'Etat, en tout cas pour l'instant.

Pour alimenter la réflexion, écoutez celle de ce jeune étudiant fraîchement diplômé de l'école Centrale de Nantes, école d'ingénieur, Clément Choisne.

Je vous laisse sur ces réflexions, les élus devant être, en quelque sorte, les ingénieurs de la Nation.

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