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Un an après son élection, Jacques Chirac bénéficiait de la confiance de 46% des Français. Ici à son bureau le 27 avril 1996..

Chirac, Mitterrand, Sarkozy... Où en étaient-ils après un an de pouvoir ?

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Après douze mois à l'Elysée, comment se situe Emmanuel Macron par rapport à ses prédécesseurs ?

Un an après son élection, Jacques Chirac bénéficiait de la confiance de 46% des Français. Ici à son bureau le 27 avril 1996..
Un an après son élection, Jacques Chirac bénéficiait de la confiance de 46% des Français. Ici à son bureau le 27 avril 1996.. Crédits : Jacques Demarthon - AFP

« Une présidence ne se juge pas sur la première année, mais elle se joue sur la première année ». Cette phrase est signée François Hollande en 2013 - après un an à l’Elysée.  Et il est vrai que le bilan final du quinquennat était déjà en germe : échec sur le front du chômage, fiscalité en hausse, loi sur le mariage pour tous adoptée dans la douleur, intervention militaire. Voici ce que TF1 en disait, le 6 mai 2013 : 

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François Hollande en 2013 : « La loi sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels restera la grande réforme »

A l’issue de cette première année de pouvoir, François Hollande dévisse lourdement dans les enquêtes d’opinion. 15% des Français jugent alors son bilan positif, contre 35% pour Emmanuel Macron au bout d’un an à l’Elysée, selon l’institut Sofres Kantar.     L’actuel président fait mieux, également, que Nicolas Sarkozy. Après 12 mois à l'Elysée, le président issu de l’UMP a perdu 25 points de popularité. Sa cote de confiance s'établit à 32%. L’étalage de sa vie privée a agacé l’opinion, autant que le manque de résultats économiques concrets. Bilan dressé à l’époque, en 2008, dans le 20 heures de TF1 : 

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Nicolas Sarkozy en 2008 - "L'objectif est loin d'être atteint"

Emmanuel Macron plus haut que Nicolas Sarkozy, mais moins que Jacques Chirac, à 47% de popularité en 1996. Un an après son accession à la magistrature suprême, le président Chirac reste soutenu par une bonne partie de la droite. Mais ce socle dans l’opinion masque une importante perte de confiance. Les premiers mois sont chaotiques, de la reprise des essais nucléaires aux grandes grèves de l'automne 1995. Le candidat Chirac avait fait campagne sur la fracture sociale, le voici à l’Élysée qui impose la rigueur. Extrait du journal de France 2 le 8 mai 1996 : 

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Jacques Chirac en 1996 : « Le discours sur la rigueur est perçu comme contradictoire avec les promesses électorales »

Cela se paiera électoralement un an plus tard, en 1997, lors de la dissolution. Valéry Giscard d’Estaing, après un an de pouvoir, voyait son bilan jugé positif par 56% des sondés. Cela notamment grâce au dépoussiérage de la fonction présidentielle :  

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Valéry Giscard d'Estaing en 1975 - La dépoussiérage de l’image présidentielle

Mais le parallèle le plus intéressant pour Emmanuel macron, c’est avec François Mitterrand. Bien sûr, pas sur le fond de la politique. Mais dans les deux cas, au bout d’un an de pouvoir, les Français estiment que ce qui avait été annoncé pendant la campagne est mis en œuvre. En 1982, François Mitterrand n’a pas encore emprunté le tournant de la rigueur et dispose encore du soutien de 54 % des Français. 

Autre point commun : les deux hommes - dont on contestait la "présidentialité" - ont réussi à se glisser assez vite dans le costume ; notamment sur la scène internationale. Écoutez cette archive de 1982, on n’y parle pas du couple Macron- Trump, mais ce n’est pas si loin :

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François Mitterrand en 1982 - « François Mitterrand apparaît peu aux Français »

Sur la longue période, à l'aide de ces études d'opinion, on observe que tous les présidents ont été plus impopulaire que leur prédécesseur au bout d'un an. Illustration de la montée de la défiance, du scepticisme dans la société française. Seul contre-exemple : Emmanuel Macron donc, jugé plus positivement que Nicolas Sarkozy et François Hollande. 

Mais ce qui frappe dans les sondages sur la présidence Macron, c'est en fait le doute. Selon BVA, 43% des sondés veulent attendre les résultats avant de se prononcer définitivement. Sous-entendu : et si ça marchait, au moins sur le plan économique ? Une sorte d’attentisme hésitant, comme il y en avait jadis pour le sorcier qui promettait de faire tomber la pluie en période de sécheresse. Car c’est bien un "ruissellement" que promet Emmanuel Macron, même s’il rejette le mot. Il reste quatre ans pour le faire advenir.

Frédéric Says

Chroniques
8H19
25 min
L'Invité(e) des Matins (2ème partie)
Un an après l’élection d’Emmanuel Macron : comment se porte la société française ?
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