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La prochaine élection présidentielle se tiendra les 10 et 24 avril.

223 jours

4 min
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Partir tôt en campagne ou attendre pour choisir un candidat ?

La prochaine élection présidentielle se tiendra les 10 et 24 avril.
La prochaine élection présidentielle se tiendra les 10 et 24 avril. Crédits : Patrick Kovarik - AFP

223 jours nous séparent du premier tour de l'élection présidentielle (le 10 avril prochain). Pour les partis politiques, cette période est à la fois très courte (les tâches ne manquent pas, il faut finaliser un programme complet, crédibiliser un candidat ou une candidate pour le porter)... et très longue : il y a cinq ans, souvenez-vous, à la fin du mois d'août, le favori des sondages s'appelait Alain Juppé... C'est dire si la météo politique change vite pendant la saison présidentielle. 

En d'autres termes, c'est une course de fond courue au rythme du sprint. A l'heure qu'il est, sur la ligne de départ, on peut distinguer trois catégories de mouvements politiques. Il y a ceux qui sont déjà partis. La question de la désignation est derrière eux. La France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon, le Rassemblement national avec Marine Le Pen et le Parti communiste avec Fabien Roussel. 

L'avantage de cette situation, c'est d'éviter les querelles intestines. Le désavantage, c'est qu'il faut maintenant tenir le rythme pendant de longs mois.  

Dans une présidentielle, la déclaration de candidature, l'investiture officielle, c'est un temps fort, c'est une accélération. Parfois un tournant. Par exemple, François Hollande change de dimension avec son discours du Bourget, le 22 janvier 2012, juste avant la dernière ligne droite : « Je vais vous dire qui est mon véritable adversaire (…) c'est le monde de la finance» Et l'on connaît la suite. Partir trop tôt, c'est donc prendre le risque de s'essouffler. C'est tout l'art du kairos, cette notion grecque du moment opportun. 

Mais cette question du rythme ne se pose pas seulement le RN, pour LFI, ou pour le PCF... Même interrogation pour les Marcheurs, bien sûr, prêts à s'engager derrière Emmanuel Macron. Mais quand ? Traditionnellement, le président sortant attend les derniers mois de campagne : François Mitterrand se déclare en mars 1988 ; Jacques Chirac en février 2002, Nicolas Sarkozy en février 2012. 

Emmanuel Macron en fera-t-il autant, lui qui aime à perturber les schémas établis ? S'il se représente, il n'a en tout cas guère intérêt à descendre trop tôt dans l'arène. D'autant que l'agenda international lui offre l'occasion de prendre de la hauteur, de se consacrer aux dossiers du monde plutôt qu'aux bisbilles politiciennes : ces jours-ci, l'Afghanistan, l'Irak, dont il revient ; puis à partir du mois de janvier, la présidence française de l'Union européenne.

Deuxième catégorie de partis politiques : ceux qui n'ont pas encore de candidat, mais qui ont un calendrier. 

Les écologistes vont choisir leur champion, grâce à une primaire ouverte. Premier tour du 16 au 19 septembre ; second tour la semaine suivante. Les compétiteurs s'appellent Yannick Jadot, Delphine Batho, Sandrine Rousseau, Eric Piolle et Jean-Marc Governatori. 

Enfin, il y a les partis qui n'ont ni candidat ni calendrier. C'est le cas au PS. Même si le flou se dissipe un peu depuis que le premier secrétaire Olivier Faure soutient publiquement la candidature d'Anne Hidalgo. 

Le congrès du Parti socialiste, dans trois semaines, où Olivier Faure remet son titre en jeu, fera donc office de quasi-primaire interne. 

Le flou est beaucoup persistant rue de Vaugirard, au siège du parti Les Républicains. Primaire ouverte ou primaire fermée, ou pas de primaire du tout, la question n'est pas tranchée. Un sondage géant est lancé aujourd'hui par LR auprès des sympathisants de la droite et du centre. Un premier test pour les prétendants : Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti (liste non exhaustive). 

Le processus de sélection devrait être choisi lors du congrès du 25 septembre. Voici pour la ligne de départ des mouvements politiques. Mais n'oublions pas dans ce tableau, les personnalités hors partis : Eric Zemmour, l'essayiste et polémiste, qui hésite à se lancer. Arnaud Montebourg, l'ancien ministre, qui doit se déclarer prochainement. Ces candidatures individuelles peuvent-elles se hisser au second tour ? Difficile... Mais Eric Zemmour à droite, Arnaud Montebourg à gauche, s'ils vont au bout, peuvent au moins prendre des voix chez d'autres candidats... et bouleverser la physionomie du second tour.

Frédéric Says

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