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Donald Trump dans un message vidéo enregistré diffusé lors de l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem le 14 mai 2018

Comment faire avec Donald Trump ? La gauche française conseille Emmanuel Macron

4 min
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Donald Trump n'aura pas mis plus de cinq mois avant de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Trump avance vite et donne du fil à retordre à toute la classe politique française.

Donald Trump dans un message vidéo enregistré diffusé lors de l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem le 14 mai 2018
Donald Trump dans un message vidéo enregistré diffusé lors de l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem le 14 mai 2018 Crédits : ABIR SULTAN/EPA/Newscom/MaxPPP - Maxppp

Comment l'aborder ? Comment lui parler ? Comment lui serrer la main ?  Tout a été déjà source de très longs débats. Mais surtout comment faire face à la politique unilatérale du président américain ? Comment composer avec un homme qui met en oeuvre méthodiquement ses promesses de campagne qui répondent toutes au slogan "America First" l'Amérique d'abord ? 

Une première option consisterait à faire sans lui puisqu'il ne veut pas faire avec vous. Mais dans ce monde, difficile de faire sans les Etats-Unis, sans la première puissance mondiale. Surtout quand chacune des actions de Donald Trump a pour effet de bouleverser l'équilibre géopolitique et les rapports de force qui prévalaient jusque là. 

Il ne reste donc qu'une option : faire avec. Et c'est bien celle qu'a choisi Emmanuel Macron : invitation de l'américain comme hôte de marque au 14 juillet, dîner à la tour Eiffel.  Puis en retour une visite d'état offerte par Trump au président français il y a trois semaines, la première à un chef d'état étranger, faisait remarquer l'Elysée. Jusqu'à ce discours devant le Congrès américain. Comme la preuve que cette stratégie fonctionnerait.

Et peu importe, si successivement Donald Trump s'est désengagé d'abord de l'Accord de Paris en juin dernier, puis plus récemment, le 8 mai, de l'accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne il y a bientôt trois ans, puis d'acter hier ce qu'il avait annoncé en décembre : le transfert  de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Pour cette dernière opération, Trump n'aura pas mis plus de cinq mois à passer des paroles aux actes. Il avance vite. Et c'est la classe politique française toute entière qui ne sait pas comment composer avec le président américain. 

Chacun y va de son analyse et même de son conseil au président français. Dans ses vidéos hebdomadaires sur Youtube, Jean-Luc Mélenchon aborde ce sujet régulièrement. 

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30 sec
Jean-Luc Mélenchon, extraits de la "Revue de la semaine" sur Youtube le 7 février et le 11 avril 2018

Sur le site internet du Figaro hier soir, sont rappelés les écrits de Donald Trump dans son livre "L'art du deal" paru en 1988. Pas l'époque politique, l'époque business.  "La meilleure chose que vous puissiez faire, c'est de négocier en position de force" écrivait alors l'actuel président américain. C'est cela que décrivait il y a trois semaines sur France Info Benoît Hamon. 

Écouter
27 sec
Benoît Hamon le 25 avril 2018 sur France Info

Et cette faible résistance du président français est une nouvelle fois dénoncée depuis hier soir toujours par ces mêmes personnalités de gauche après les événements survenus à la frontière entre Gaza et Israël en même temps qu'avait lieu l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem. 

A 19h30, communiqué de l'Elysée, "la France condamne les violences". A 22h30, trois heures plus tard, "la France déplore le grand nombre de victimes civiles palestiniennes et condamne les violences". Le communiqué a été quelque peu amendé, complété. Mais pour l'opposition de gauche, le compte n'y est toujours pas. Jean-Luc Mélenchon demande par exemple que soit convoqué à l'Elysée l'ambassadeur d'Israël à Paris. 

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Benoît Hamon estime que "face à l'unilatéralisme de Trump, pour préserver les chances de paix, l'Union Européenne et la France doivent reconnaître la Palestine".

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Chacun y va de son commentaire et de son conseil. Mais personne ne semble vraiment savoir comment faire face aux désordres du monde.

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