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Renaud Muselier et les présidents de régions le 28 septembre 2020 à Matignon

Elections régionales : l'épouvantail qui effraie Emmanuel Macron

4 min
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Les élections régionales de mars 2021 pourraient faire émerger une personnalité, en particulier à droite, susceptible de fédérer autour de sa candidature et d'affronter Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2022. Xavier Bertrand, notamment est sur les rangs.

Renaud Muselier et les présidents de régions le 28 septembre 2020 à Matignon
Renaud Muselier et les présidents de régions le 28 septembre 2020 à Matignon Crédits : Alain Jocard - AFP

Juste avant l’été, Emmanuel Macron s'était montré ferme, maniant à la fois la carotte et le bâton. Il acceptait d'associer les présidents de région au plan de relance mais leur demandait, en échange, d’entériner un report des élections régionales après la présidentielle de 2022.

On ne peut pas, justifiait alors le chef de l’Etat, faire campagne pendant plusieurs mois et en même temps sauver l’économie française. Par ailleurs, il refusait de donner de l’argent sans contrepartie à de potentiels adversaires à l’élection présidentielle.

Mais face aux soupçons d'instrumentalisation du scrutin pour convenance personnelle, l'hypothèse d'un report a finalement été abandonnée.

Le ton du pouvoir exécutif est aujourd'hui beaucoup plus affable avec les présidents. Ils ont été reçus hier à Matignon et sont associés au plan de relance.  Le chef de l'Etat aurait dans l'idée, selon la journaliste du quotidien L’Opinion Nathalie Segaunes, de les amadouer et de passer un accord avec ceux qui sont les moins hostiles, en Bretagne, en Occitanie, en Nouvelle Aquitaine, dans la région Grand Est ou dans la région SUD, ex-région PACA.

Le danger des élections régionales pour Emmanuel Macron réside dans le fait qu'elles peuvent faire émerger un adversaire, une personnalité susceptible d’agréger autour d’elle une partie de l’opposition. C’est ainsi que Ségolène Royal avait construit sa candidature à la présidentielle, en 2007. Elle avait fait de la région Poitou Charente un laboratoire et une base arrière. Aujourd’hui, Xavier Bertrand dans les Hauts de France, est susceptible de rééditer la performance. Valérie Pécresse en Ile de France également.

Or, une possible réélection d’Emmanuel Macron en 2022 repose, en partie, sur sa capacité à maintenir les oppositions, à droite comme à gauche, en état d’atomisation. A faire en sorte que, hormis aux extrêmes avec Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon, il n’ait pas d’adversaire.

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