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Le Premier ministre Edouard Philippe s'est déplacé, jeudi soir, dans le Val d'Oise pour soutenir la candidate LREM.

Qu’attendre des législatives partielles de ce dimanche ?

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Les électeurs votent dans le Val d'Oise et le Territoire de Belfort.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est déplacé, jeudi soir, dans le Val d'Oise pour soutenir la candidate LREM.
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est déplacé, jeudi soir, dans le Val d'Oise pour soutenir la candidate LREM. Crédits : Ludovic Marin - AFP

La tentation première est d'abord de bailler d’ennui, mais il faut lutter contre ses tentations premières et il y a ici de bonnes raisons de le faire. 

Certes, ces deux législatives partielles à Belfort et dans le Val d’Oise ne changeront pas le visage de la République, ni même les grands équilibres à l’Assemblée. Certes, il est toujours hasardeux de tirer de girandes conclusions nationales, de scrutins qui obéissent en partie à des configurations locales. Néanmoins, ces deux élections sont à observer avec attention. Avant de regarder les scores, il faudra d’abord être attentif au taux d’abstention. Il fut spectaculaire la semaine dernière dans ces scrutins de Belfort et du Val d’Oise : respectivement 70 et 80% de non-participation. Au 2ème tour, ce chiffre renseignera sur la portée de ce qui est désormais la première idéologie de France : l’aquoi-bonisme. A quoi bon se déplacer ? Comme si les élections devaient désormais se jouer à huis-clos, dans un huis-clos démocratique de ceux qui savent et de ceux qui veulent participer... pendant que la grande majorité vaque à ses occupations dominicales. 

Ces législatives partielles sont aussi le premier vrai affrontement entre La République en marche et Les républicains. 

LR contre LREM : le match n'avait pas eu lieu à la présidentielle au second tour, le voici pour les législatives partielles, dans les deux cas. Si la droite de Laurent Wauquiez l’emporte, ce sera forcément perçu comme le signal d’une renaissance, en tout cas d’une convalescence. Les responsables du parti En Marche ne s’y sont d’ailleurs pas trompé. Ils ont fait le déplacement hier soir. Le premier ministre lui-même était dans le Val d’Oise pour encourager la candidate marcheuse. Mercredi, c’est Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse qui étaient venus sur place. Un déplacement en guise de point de suture après leur déchirement public de dimanche dernier sur l’existence ou non de deux droites distinctes. Ces deux élections partielles sont aussi le théâtre du non-sens, voire de la confusion politique. Le Parti socialiste, éliminé au premier tour, n’a pas fait de choix pour le second, pas de préférence entre les marcheurs et les Républicains, pas d’appel pour l’un pour l’autre. Olivier Faure, le patron des députés PS, a souligné "la gémellité" des deux partis. Il faut d’ailleurs noter que les Verts, la France insoumise et le Front national n’ont pas non plus fait de choix pour le second tour. Même au niveau des partis, l’idéologie de l’aquoi-bonisme semble gagner du terrain. 

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