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LE POETE ET LE ROI -  Jean de la Fontaine en son siècle

"Le lièvre, la tortue et la primaire de la droite"

2 min
À retrouver dans l'émission

Quand la primaire de la droite ressemble à une fable...

LE POETE ET LE ROI -  Jean de la Fontaine en son siècle
LE POETE ET LE ROI - Jean de la Fontaine en son siècle Crédits : Marc Fumaroli - Radio France

Devant ses alliés, ses amis, ou devant les journalistes, Nicolas Sarkozy le répète sur tous les tons : s’il a commencé la course bien après Alain Juppé, c’est évidemment pensé, calculé, planifié. Le maire de Bordeaux va s’essouffler, c’est sûr, et il ne restera plus qu’à le dépasser avant la ligne d’arrivée, à savoir la primaire des 20 et 27 novembre.

A en croire le storytelling de l'ex-président, sa déclaration de candidature fin août devait lancer la reconquête ; la sortie de son livre devait provoquer un « blast », selon ses propres termes, une explosion, qui devait laisser Juppé sur le bas-côté. Mais de blast il n’y a pas eu. Le maire de Bordeaux continue sa route, tranquillement, l’identité heureuse en bandoulière, sous les vivats de la foule. Electeurs de gauche compris. L’avance d’Alain Juppé ne se réduit pas, elle a même tendance à s’accroître.

Nicolas Sarkozy a bien tenté d’utiliser ses bottes secrètes : annonce d’un référendum sur le regroupement familial, polémique sur les gaulois, mise en cause de l’alliance Bayrou-Juppé... Mais pour l’instant, rien n’y fait, la tortue fait la course en tête, à un train de sénateur, le lièvre tente le tout pour le tout, et redouble d’ardeur.

Nicolas Sarkozy serait-il parti trop tard, trop confiant ? Aurait-il, dans cette campagne, confondu le sprint et la course de fond ? La question n’est pas vraiment nouvelle ; voici ce qu’en disait Philippe De Villiers, en meeting, il y a plus de quinze ans…

Écouter
30 sec
Philippe de Villiers évoque Nicolas Sarkozy, en 1999

Alors le temps de Nicolas Sarkozy est-il définitivement derrière nous ? Serait-il désormais limité à exciter son fan club, le noyau dur des sympathisants LR ?

Ce qui arrive à Nicolas Sarkozy face à Alain Juppé a un air de déjà-vu... Cela ressemble étrangement à ce qui était arrivé à Martine Aubry face à François Hollande en 2011, lors de la primaire de gauche.

Comme Martine Aubry à l’époque, Nicolas Sarkozy tient l’appareil du parti.

Comme Martine Aubry, il a sous-estimé son concurrent. Comme Martine Aubry, il a accusé son rival d’être trop mou, trop flou, trop centriste.

Comme Martine Aubry, Nicolas Sarkozy ne trouve pas d’aspérité pour bousculer le favori, pas de prise pour le déstabiliser lors des débats…

Et comme à la primaire de gauche, les électeurs de droite votent non pas pour celui qui les fait le plus rêver, mais pour celui qui est donné le mieux placé dans les sondages pour remporter l'élection présidentielle.

La suite de l’histoire serait-elle racontée par Jean de la Fontaine, rejoint par les instituts de sondages ?

"À la fin, quand il vit que l'autre touchait presque au bout de la carrière, Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit furent vains : la Tortue arriva la première."

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