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Cluedo politique

Mais qui a donc tué le PS ?

3 min
À retrouver dans l'émission

Au moment où chacun semble avoir acté la mort du parti né à Epinay, cette question : qui est responsable ? Petite partie de Cluedo politique.

Cluedo politique
Cluedo politique Crédits : Sandro Di Carlo Darsa - AFP

Depuis hier chez les socialistes, chacun crée son écurie politique. Benoît Hamon prévoit le lancement d'un "mouvement transpartisan" pour début Juillet. Anne Hidalgo annonce la création du sien, baptisé « Dès demain ». Cela pendant que l'autre moitié des socialistes trépigne dans le vestibule d'En Marche.

Toutes ces initiatives plus ou moins désespérées sont autant de faire-part de décès du Parti socialiste. En tout cas tel qu'il a vécu depuis le congrès d'Epinay. Même si une nouvelle génération peut prendre la relève, à l'image de Mathias Fekl ou de Najat Vallaud-Belkacem, il convient de s'interroger.

Comment en est-on arrivé là ? Comment une force politique qui a donné deux présidents à la Vème république, qui a longtemps quadrillé le territoire de ses élus locaux, comment cette force a-t-elle plongé dans une telle agonie ?

Cluedo politique

Autrement dit, qui a tué le PS ? Dans la grande maison de la gauche, les suspects, les mobiles et les armes du crime ne manquent pas. En faire la liste, c'est commencer un Cluedo politique.

Premier suspect : le docteur Cambadélis, dans la salle de billard (billard à trois bandes, bien sûr). C'est lui qui a été vu pour la dernière fois avec la victime. Il est suspecté d'avoir camouflé le cadavre socialiste derrière le paravent de la "Belle alliance populaire".

Ou bien s'agit-il du colonel Valls, avec la barre de fer ? Celle du 49.3, qui a fracturé le groupe socialiste à l'Assemblée ?

Autre hypothèse : Benoît Hamon, dans la cuisine. La cuisine politicienne, où il a fait monter en mayonnaise la fronde, avant de mijoter un accord perdant-perdant avec les écologistes.

A moins que le coupable ne soit le professeur Mélenchon, avec le revolver, lui qui n'a cessé de cribler les « solfériniens » - comme il les appelle. Son parachutage annoncé hier dans une circonscription marseillaise tenue par les socialistes en donne un indice supplémentaire.

Ou alors le coupable est davantage le docteur Macron, avec le poignard, dans la véranda de l'Elysée, en Brutus du socialisme.

Mais peut-être faut-il aussi se tourner vers Monsieur Hollande, avec la corde, dans le bureau (national du PS). L'ancien premier secrétaire a passé des années à ligoter ses adversaires avec la grosse ficelle des motions de synthèse... et au détriment de la clarification de la ligne politique. Est-ce cette ambiguïté que le PS a fini par payer ?

Toujours est-il que chacun de ces protagonistes ne peut être immédiatement écarté de la liste des suspects. Peut-être même est-on dans le cas de ce roman d'Agatha Christie où tous les suspects ont pris part à l'assassinat ?

Il va falloir sortir la loupe pour enquêter... à moins que ce ne soit l'instrument idoine pour distinguer le score du parti aux prochaines législatives.

Frédéric Says

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