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Conseil national du parti Les Republicains

Vous reprendrez bien encore un petit peu de rassemblement ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Tout le week-end, Nicolas Sarkozy n'a eu que ce mot là à la bouche : "rassemblement".

Conseil national du parti Les Republicains
Conseil national du parti Les Republicains Crédits : Vincent Isore - Maxppp

Vous avez bien remarqué, ce week-end, une nouvelle fois, combien ce mot : "rassemblement", pratique et consensuel à souhait, pas du tout usé par les dizaines de milliers de discours de tous bords dans lesquels il a été prononcé… Vous avez remarqué combien il a été utilisé, chez Les Républicains, réunis en Conseil National, porte de Versailles à Paris.

Et c’est bien normal, après tout : dans une équipe, dans un parti, qui pourrait être contre le rassemblement, à la veille d’une bataille importante ? Qui pourrait ne pas vouloir l'unité dans une année préélectorale ? Personne, bien sûr, et surtout pas le chef. Et Nicolas Sarkozy a eu bien raison d’en appeler, tout au long du week-end, au rassemblement de sa famille politique. Quel courage, d’ailleurs, de le faire encore hier, dans une salle désertée par tous ses rivaux à la primaire !

Et puis encore en soirée, à 20h sur TF1, au moment même où Jean-François Copé présentait sa candidature sur France 2. Quelques heures seulement après que Jean-Pierre Raffarin ait officialisé son ralliement à Alain Juppé. Et que tous les autres candidats à la primaire aient pris plus ou moins leurs distances avec la ligne du patron.

Il va falloir rassembler le rassemblement

Vous verriez dans l’utilisation répétée de l’idée de RASSEMBLEMENT une sorte de bouclage discursif relevant du bug, ou plus simplement du réflexe, chez le responsable politique s’adressant à ses militants, que vous n’auriez pas forcément tort. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, et dans sa situation, on peut être certain que rien n’est laissé au hasard. 

En réalité, l’ancien chef de l’État a évidemment tout intérêt à se poser en garant de l’unité du parti, quitte à en faire des tonnes. Tout simplement parce que c’est le moyen pour lui de "corneriser" tous les autres prétendants à la primaire. Ils sont désormais 7, et Nicolas Sarkozy est déterminé à les prendre de vitesse. À jouer le parti, encore très sarkozyste dans ses structures. À proposer un projet autour des valeurs classiques de la droite française. Et à faire mine de jouer la démocratie interne.

Le projet issu du Conseil National, sera de fait proposé aux comités départementaux, remontera au bureau politique où il pourra être amendé, avant un vote des adhérents en avril. Du coup, soit les rivaux participent au processus, en prenant le risque d’être désavoués par les militants, sarkozystes. Soit ils ne participent pas, et alors, il s’excluent symboliquement du parti.

Tout le jeu de Nicolas Sarkozy est là. Et c’est la raison pour laquelle il n'a pas peur de faire du rassemblement... en clivant. 

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