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Faut-il restreindre notre fécondité pour sauver la planète ?

37 min
À retrouver dans l'émission

Cette année, en 2011, la planète devrait atteindre les 7 milliards d’habitants, pour sans doute dépasser les 9 milliards en 2050, d’après les chiffres issus de la révision 2008 des estimations et projections démographiques officielles des Nations Unies. Cette croissance exponentielle effraye depuis déjà longtemps, mais la prise de conscience accrue des limites de notre monde fini redonne corps et vie à une doctrine que l’on qualifie, parfois et de manière approximative, de « néo-malthusianisme », parce qu’il s’agirait de limiter les naissances de peur de dépasser les ressources disponibles pour nourrir les humains. La crise écologique a relancé l’idée d’une maîtrise de la démographie, mais dès qu’on touche au ventre des femmes, on semble attenter à la liberté humaine et le malthusianisme a, le plus souvent, mauvaise presse. D’abord Malthus s’est trompé en ne voyant pas que les sauts technologiques en matière agricole ont pu nourrir une population en forte augmentation et que les courbes de la démographie et de la production alimentaire ne sont pas linéaires. Ensuite Malthus s’inquiétait avant tout de la croissance démographique des pauvres et ceux qui militent aujourd’hui pour un contrôle de la population sont vite suspects de néo-colonialisme, puisque la croissance démographique mondiale a d’abord lieu au Sud et en Asie. Enfin, Malthus se souciait peu de la répartition des richesses qui est l’argument principal opposé aux inquiets de la démographie : si la planète ne pourra sans doute supporter longtemps notre mode de développement, il est possible de penser un autre développement avant de réfléchir à stabiliser ou réduire la population. Mais la réduction d’une empreinte écologique sans doute de plus en plus insoutenable n’intègre-t-elle pas une variable démographique ? Peut-on croître indéfiniment dans un monde fini ? Que représentent alors ces mouvements qui, au nom de l’écologie, s’inquiètent de l’explosion de la population ? Et alors que le malthusianisme était une pensée conservatrice, que les néo-malthusiens du début du 20ème siècle étaient progressistes, de quel bord sont les néo-néo-malthusiens de notre époque ? Paul Ariès, aux éditions Les Empêcheurs de penser en rond / La Découverte : La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance. chez l’Harmattan : Pour sauver la terre, l’espèce humaine doit-elle disparaître ? : De l’humanisme à l’humanicide : les délires terroristes des néo-malthusiens Francis Ronsin, La grève des ventres, propagande néo-matlhusienne et baisse de la natalité en France, 19è-20ème siècle (Aubin)Didier Barthès, de l’association Démographie Responsable.Avec Paul Ariès, auteur de "Pour sauver la terre, l'espèce humaine doit-elle disparaître ?", paru chez l'Harmattan et Francis Ronsin, auteur de "La Grève des ventres - Propagande néomalthusienne et baisse de la natalité en France 19e-20e siècles", Paris, Aubier, 1980. et Didier Barthès, de l'association Démographie responsable.

Intervenants
  • membre de l'association Démographie responsable
  • politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, il dirige l'Observatoire International de la Gratuité (OIG)
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
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