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Que ferons-nous de nos génomes décryptés ?

38 min
À retrouver dans l'émission

Le XXIème siècle s’est ouvert sur un événement scientifique majeur : le séquençage et le décryptage du génome humain. Mener à bien la tâche a été le fait d’une collaboration internationale à travers le consortium « projet du génome humain », un projet du secteur public concurrent de l’initiative privée du biologiste américain Craig Venter. Depuis, le coût du décryptage d’un génome individuel s’est effondré, passant de plusieurs centaines de milliers de dollars en début des années 2000, à 50 000 dollars en juin 2009 et moins de 3 000 dollars aujourd’hui. En deux ans, la puissance des nouveaux séquenceurs a augmenté d’un facteur 1000, ouvrant la voie à l’ère individuelle du décryptage du génome. Mais que ferons-nous de ces génomes décryptés ? Les tests génétiques bon marché et accessibles par internet contre un simple échantillon de salive, même si la France les interdit légalement, ouvrent la voie d’une révolution médicale, avec une médecine personnalisée, fondée sur la connaissance de notre génome. Même si cette médecine, parfois dite 2.0 parce qu’elle pourrait bien être de plus en plus portative et participative, n’est encore que balbutiante, elle ouvre de singulières perspectives. Pourra-t-on connaître notre exposition à tel ou tel cancer et adapter notre comportement ? Saura-t-on adapter au mieux tel traitement en fonction de la réceptivité de nos gènes ? Ces perspectives réjouissantes peuvent constituer autant de vertiges. Devra-t-on prendre une mutuelle complémentaire parce que notre assurance connaîtra notre prédisposition génétique à telle ou telle maladie ? Notre employeur pourrait-il avoir accès à notre génome ? Va-t-on multiplier les tests génétiques prénuptiaux pour s’assurer de la compatibilité génétique des futurs époux ? Et que penser de cette petite fille, née en 2009 en Grande-Bretagne après un Diagnostic Préimplantatoire destiné à éliminer les embryons porteurs du gène BCRA, actif dans le développement du cancer du sein ? Avec Frédéric Dardel ancien directeur des Sciences de la Vie et de la Terre au CNRS, actuel président du conseil scientifique de l'Institut national de la recherche agronomique et auteur de Main Basse sur le Génome, paru chez Anne Carrière en 2008. Patrick Merel, biologiste moléculaire à la plateforme d’innovation bio-médicale du CHU de Bordeaux et fondateur de Portable Genomics, société de software sur plateforme mobile. Et Grégory Katz, Professeur à l'ESSEC, titulaire de la Chaire Innovation Thérapeutique, et directeur de la Fondation Générale de Santé.

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