LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Trois membres de "Bastion Social", dont au centre, le fondateur Steven Bissuel

"Bastion Social" : stratégie et limites d'un nouveau mouvement de l'ultra-droite

6 min
À retrouver dans l'émission

C'est un jeune mouvement qui s'inspire du parti politique néofasciste italien CasaPound. "Bastion Social" tente de s'ancrer dans le pays. Ses adhérents qui se revendiquent du "Nationalisme-Révolutionnaire" ont multiplié les actions coups de poing ces derniers mois.

Trois membres de "Bastion Social", dont au centre, le fondateur Steven Bissuel
Trois membres de "Bastion Social", dont au centre, le fondateur Steven Bissuel Crédits : Anne Fauquembergue - Radio France

Le mouvement de grogne des étudiants contre la réforme de l'accès à l'université est émaillé de violence. Hier encore, une enquête a été ouverte après la découverte de 5 cocktails molotov à la fac de Tolbiac. Les projecteurs sont braqués sur l'ultra droite. Une nébuleuse de quelques milliers de personnes qui se recomposent depuis le décès du militant antifasciste Clément Méric, en 2013. Nouveau venu dans cette sphère : le mouvement "Bastion Social". Ses militants sont issus du Groupe Union Défense, le GUD, ex-syndicat d'étudiants d'extrême-droite et de l'Action française. 

Un mouvement hostile aux étrangers

"Bastion Social" est né en mai 2017, quelques mois après la mise en sommeil du GUD, le groupe Union Défense. Steven Bissuel, 24 ans, est à l'origine de ce mouvement. Il a organisé "l'acte fondateur" de Bastion Social en mai dernier : la réquisition illégale d'un bâtiment de la ville de Lyon pour y loger les sans-abris. Mais seulement "les Européens de langue et de culture française", selon Steven Bissuel. L'expérience n'a duré que quelques semaines, mais depuis Bastion Social essaime via les réseaux sociaux et plusieurs locaux : Aix, Chambéry, Strasbourg et plus récemment Marseille, ce qui a provoqué une manifestation anti-raciste. 

Des militants partisans du Nationalisme Révolutionnaire 

Participer à une contre-culture, c'est ce qui attire les nouveaux adhérents. Steven Bissuel, le fondateur de Bastion Social dévoilera leur nombre fin mai - début juin, "lorsque le mouvement aura un an" précise-t-il. 

Écouter
1 min
Témoignage de Viannet, 19 ans et adhérent à Bastion Social
Écouter
1 min
Le spécialiste de l'extrême droite Jean-Yves Camus détaille le terreau militant de Bastion Social

Tous les ingrédients d'un néo-fascisme sont réunis. De jeunes militants qui lisent le poète et peintre italien Julius Evola, l'essayiste française d'extrême-droite Dominique Venner et qui admirent François Duprat, le co-fondateur antisémite du Front national qui est à l'origine d'un manifeste du Nationalisme-Révolutionnaire

Écouter
1 min
Le spécialiste de l'extrême-droite Jean-Yves Camus définit le Nationalisme Révolutionnaire

Un mouvement qui prend pour référence CasaPound en Italie 

L'expérience de Bastion Social s'enracine aussi dans une réussite concrète, celle de CasaPound, en Italie. Ce mouvement est né à Rome en 2003, sur le même ressort de l'action sociale discriminatoire envers les étrangers. Il a réuni 1% des voix aux dernières élections législatives, soit 200 000 bulletins de vote. 

Écouter
2 min
Le journaliste à l'Humanité Gaël De Santis explique le succès de Casa Pound en Italie

Faut-il faire fermer "Bastion Social" ?

La semaine dernière, à l'Assemblée nationale, le député du Bas-Rhin de La République En Marche Thierry Michels a demandé la dissolution du local de Strasbourg

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur Jacqueline Gouraud a évoqué deux pistes pour limiter l’expansion du Bastion Social et des autres groupuscules d’extrême-droite résume Rue 89 Lyon

  • une fermeture administrative des locaux en cas de non respect de la réglementation en matière d’établissement recevant du public
  • ou une dissolution par décret du président de la République en conseil des ministres, une mesure fortement encadrée.

Le spécialiste de l'extrême-droite Jean-Yves Camus estime qu'il ne sert à rien de fermer les locaux ou d'interdire le groupuscule, car il se reformera sous une autre forme. 

Écouter
1 min
Faut-il fermer les locaux de Bastion Social ? L'analyse de Jean-Yves Camus
Intervenants
  • politologue, co-directeur de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès
  • Journaliste spécialiste de l'Italie à l'Humanité
L'équipe
Journaliste
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......