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Deux hauts responsables de l’ONU réclament des enquêtes sur de possibles génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre visant la communauté musulmane des Rohingyas

L'enfer de la traversée des Rohingyas à la frontière entre la Birmanie et le Bangladesh

5 min

Ces hommes, femmes et enfants musulmans, massacrés par l'armée en Birmanie, pays à majorité bouddhiste, tentent, au péril de leur vie, de rejoindre le Bangladesh voisin. Julie Pietri et Marcos Darras les ont rencontrés à un point de passage.

Deux hauts responsables de l’ONU réclament des enquêtes sur de possibles génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre visant la communauté musulmane des Rohingyas
Deux hauts responsables de l’ONU réclament des enquêtes sur de possibles génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre visant la communauté musulmane des Rohingyas Crédits : Julie Pietri - Radio France

En raison d'un mouvement de grève ce 19 octobre, cette émission n'est pas disponible à la réécoute.

Il y a des Birmans là dans la rivière qui nous demandent de l’argent. Ils nous demandent 5000 takas (50 euros). Seulement après ils nous laissent passer. Et les militaires nous ont tout pris après la traversée : nos bijoux et tout ce qu’on avait de précieux. L’un de mes fils a été tué dans mon village. Beaucoup d’enfants qui fuyaient sont restés coincés dans la boue. Ils ont été découpés en morceaux. Près de 600 000 personnes ont officiellement franchi la frontière entre la Birmanie et le Bangladesh depuis la fin du mois d'août dernier.

Mais avant d’atteindre les camps de réfugiés, encore faut-il survivre à la traversée entre les deux pays.

Pour le Choix de la rédaction, Julie Pietri et Marcos Darras se sont rendus à Bahar Para, l’un des points de passage pour ces réfugiés.

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Nous avons mis huit jours pour arriver ici. Les militaires nous massacrent. Ils brûlent les villages, volent les récoltes. Pendant la journée, on se cachait d’eux dans la forêt, dans les arbres, sans rien pour nous abriter.

Crédits : Julie Pietri - Radio France
Crédits : Julie Pietri - Radio France

Il y a des Birmans, là, dans la rivière, qui nous demandent de l’argent. Ils nous demandent 5 000 takas (50 euros). Seulement après ils nous laissent passer. Et les militaires nous ont tout pris après la traversée : nos bijoux et tout ce qu’on avait de précieux. L’un de mes fils a été tué dans mon village. Beaucoup d’enfants qui fuyaient sont restés coincés dans la boue. Ils ont été découpés en morceaux."

Crédits : Radio France

Je ne sais pas où l’on va… Je meurs de faim et de soif. Mon père a été tué. Mon frère a été tué : on essaie de sauver nos vies. Je ne sais pas pourquoi ils nous font ça. L’armée et les bouddhistes nous persécutent depuis longtemps. Là, ils nous disaient : Ce sont nos terres, pas les vôtres. Vous êtes Bengalis, vous devez aller au Bangladesh.

Crédits : Julie Pietri - Radio France
Crédits : Visactu
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