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Malaise dans la justice : une journée dans le cabinet d’un juge d’instruction

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Nouvelle journée nationale d'action dans le monde judiciaire, un mois et demi après un mouvement de contestation inédit lié à l'affaire Laetitia et aux déclarations du chef de l'Etat.

À l'appel de 26 organisations de magistrats, greffiers, fonctionnaires, éducateurs, surveillants de prison qui parlent d'une "Justice sinistrée" et qui exigent "un plan d'urgence pour la justice". Les magistrats croulent sous la charge de travail.

Illustration avec le reportage de Laure de Vulpian à Beauvais, auprès du juge d'instruction Alexis Mihman.

Mais aujourd'hui, les magistrats n'iront pas tous manifester. Certains parce qu'ils n'en éprouvent pas le besoin, d'autres parce que leur agenda et leur conscience professionnelle le leur interdisent. Alexis Mihman :


Alexis Mihman qui répond aux critiques en décrivant son quotidien :


L'un des principaux motifs de mécontentement concerne le budget de la Justice. Malgré une augmentation de plus de 4 %, cette année à sept milliards d'euros, les syndicats continuent de penser que la justice française n'est pas à la hauteur de ses voisins européens. Christophe Regnard préside l'Union syndicale des Magistrats , il répond à Rémi Ink :


En réponse à ces revendications, le garde des Sceaux Michel Mercier a annoncé ce matin dans Ouest France "un effort exceptionnel". Et le ministère a envoyé à la presse judiciaire un dossier complet pour détailler sa politique depuis plusieurs années. Auquel l'Union Syndicale des Magistrats a répliqué par ses propres chiffres (voir documents ci-dessous ).

Dossiers non suivis en attente de moyens
Dossiers non suivis en attente de moyens Crédits : Nathanael Charbonnier - Radio France
Nathanael Charbonnier © Radio France
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