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Qu'est-ce qu'un emploi fictif ?

3 min

Un ancien Président de la République sur le banc des prévenus pour la première fois dans l'histoire du pays. Le procès de Jacques Chirac s'ouvre aujourd'hui, à Paris, en son absence, mais l'ancien chef de l'Etat sera présent dès demain. Pendant un mois, il devra s'expliquer sur des pratiques qui ont eu cours à la mairie de Paris dans les années 80 et 90.Des emplois fictifs, on en a beaucoup rencontré : dans les affaires de la Ville de Paris, bien sûr, mais aussi de la MNEF ou dans l'affaire Elf. Quelques noms y sont associés : Loïk Le Floch-Prigent, Louise-Yvonne Casetta, Michel Mouillot ou Michel Giraud... Un ancien grand patron, une trésorière occulte du RPR, l'ancien maire de Cannes ou l'ancien président du conseil régional d'Ile de France. Tous ont été condamnés en raison d'emplois fictifs.

Mais que recouvre cette expression qui n'a rien de juridique ?

Un dossier signé Laure de Vulpian

Un procès historique s'ouvre cette après-midi et pour un mois, au Palais de Justice de Paris. Historique, par la qualité du prévenu principal : Jacques Chirac, ancien président de la République. 6 ans après le procès en appel d'Alain Juppé pour le financement occulte du RPR par la Mairie de Paris, les affaires impliquant le parti et l'ancien maire de Paris reviennent sur le devant de la scène.

Une myriade d'affaires défraient la chronique depuis plus de 20 ans : celle des HLM de la Ville de Paris, des marchés publics d'Ile de France via le financement des lycées de la région, des frais de bouche du couple Chirac à l'Elysée, des billets d'avion payés en liquide par Jacques Chirac et ses proches. Cette fois, le procès se consacre au volet dit "des chargés de mission". En cause, 28 emplois présumés fictifs.

Explication de Laure de Vulpian


Trois délits présumés au coeur du procès qui s'ouvre cette après-midi au Palais de Justice de Paris : celui de Jacques Chirac, en sa qualité d'ancien maire de Paris.

L'abus de confiance, le détournements de fonds publics et la prise illégale d'intérêts et un nouveau dossier d'emplois fictifs, au coeur des affaires dites de la ville de Paris. A ses côtés, 9 co-prévenus. Face à eux, le Parquet qui n'entend pas jouer son rôle d'accusateur et des parties civiles en nombre très réduit. Revue de détail des personnages de ce procès historique.

Explication de Laure de Vulpian


La procédure principale qui vise Jacques Chirac date de 1999. Douze ans plus tard, à l'ouverture de son procès, des voix s'élèvent pour dénoncer un acharnement judiciaire ou un procès trop tardif. Peut-être, mais Ces 12 ans correspondent aussi à l'immunité pénale qui a bénéficié à Jacques Chirac. Mais il faut aussi savoir qu'on n'arrête pas la machine judiciaire, une fois qu'elle est lancée.

Explications d'Evelyne Sire-Marin , magistrat du Siège au Tribunal de Grande Instance de Paris et membre de la Fondation Copernic.


Pas d'accusation, pas ou peu de partie civile. Quel regard la première partie civile dans ces affaires de la Ville de Paris jette-t-elle sur cette situation assez particulière ? Les explications du contribuable parisien, Pierre-Alain Brossault

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