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Lors du 1er mai 2002, les syndicats avaient manifesté ensemble contre le FN.

Un 1er mai 2017 en ordre dispersé pour les syndicats

4 min

Ce 1er mai est un jour important pour les syndicats, jour de la fête internationale des travailleurs. Mais cette fois, le 1er mai a une tonalité particulière. En plein entre-deux-tours de la Présidentielle. Des syndicats qui se divisent sur le mot d'ordre à donner pour les manifestations.

Lors du 1er mai 2002, les syndicats avaient manifesté ensemble contre le FN.
Lors du 1er mai 2002, les syndicats avaient manifesté ensemble contre le FN. Crédits : PHILIPE DE POULPIQUE - Maxppp

Contrairement au 1er mai 2002, les syndicats n'ont pas su se mettre d'accord sur un rassemblement commun. S'ils s'accordent sur le fait qu'il faille faire barrage à l'extrême droite, ils manifesteront en ordre dispersé.

D'un côté, la CFDT, l'UNSA et la FAGE qui se rassemblent avec pour mot d'ordre "faire barrage au Front National", tout en appelant à voter Emmanuel Macron. Ce qui ne veut pas dire une adhésion à son programme, selon Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT. Frédéric Sève regrette que la CGT ne soit pas à leur côté, comme c'était le cas en 2002, quand Jean-Marie Le Pen avait accédé au second tour. "Il y a 15 ans, on avait un mot d'ordre politique, ce qui avait inclus les autres acteurs de la société civile, les associations, même le monde politique qui voulaient se rassembler à nos côtés. On s'est dit qu'il était impossible d'imaginer un 1er mai 2017 qui ne parle pas de la présence de Marine Le Pen au deuxième tour".

C'est la question du mot d'ordre qui a posé problème. La CGT et FO voulaient un mot d'ordre plus large, uniquement sur les revendications sociales, car pour Jean Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, les politiques antérieures ont contribué à faire monter le vote FN : "il y a bien un lien de cause à effet, il ne suffit pas de crier au loup tous les 5 ans, depuis 2002, ce parti ne fait que monter. Donc, il faut s'attaquer à la cause".

La CGT appelle à faire barrage au FN, sans nommer Emmanuel Macron, sans appeler à voter pour lui. "Il n'y a pas d'homme providentiel, même si nous faisons clairement le choix de battre la candidate du fascisme", explique Fabrice Angéi, de la CGT. Pour Dominique Andolfatto, professeur de sciences politiques à l'université de Bourgogne et spécialiste des syndicats, la position de certains syndicats est "tiède", "ce n'est pas parce que la CGT a combattu Macron, qu'elle ne peut pas appeler à voter pour lui, en 2002, elle avait appeler à voter Chirac alors qu'elle l'avait combattu en 1995. J'ai l'impression que certains syndicats ne prennent pas leur responsabilité".

Crédits : Visactu

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