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Madame de Villefort suppliant son mari de la laisser vivre

Juge et mari

29 min
À retrouver dans l'émission

Les dés sont jetés, le procès du fils de Villefort va commencer et le comte de Monte-Cristo a fini de jouer ses cartes, le dénouement est proche.

Madame de Villefort suppliant son mari de la laisser vivre
Madame de Villefort suppliant son mari de la laisser vivre Crédits : Gallica/BNF

Vous ! Vous qui m'avez leurré d'un espoir absurde ! Vous... Mon prétendu bienfaiteur, vous, comte de Monte-Cristo, le sauveur universel... Eh bien vous allez voir mourir votre ami !  
Maximilien Morrel menaçant de se suicider

Monte-Cristo révèle à Maximilien qu'il est Edmond Dantès et que c'est lui qui a sauvé les affaires de son père. 

Ecoute moi bien Maximilien, si je te prie, si je t'ordonne de vivre, c'est dans la conviction qu'un jour tu me remercieras d'avoir conservé ta vie. Je vous dis d'espérer. Désormais tu vivras près de moi et avec moi, tu ne me quitteras plus. Dans huit jours nous aurons laissé derrière nous la France. Dans un mois, disons, le 5 septembre, à midi, si je ne t'ai pas guéri, je te placerai moi-même en face des pistolets et avec une coupe du plus sûr poison d'Italie. Je te le promets si tu me promets en retour d'attendre jusque-là et de vivre.  
Le comte de Monte-Cristo

Hermine Danglars rejoint Lucien Debray catastrophée : son mari a disparu en lui laissant une lettre.

Madame et très-fidèle épouse  
Quand vous recevrez cette lettre vous n’aurez plus de mari ! Oh ! ne prenez pas trop chaudement l’alarme ; vous n’aurez plus de mari comme vous n’aurez plus de fille, c’est-à-dire que je serai sur une des trente ou quarante routes qui conduisent hors de France.  
Aujourd’hui, je pars pour éviter ce demain qui me serait trop désagréable à supporter.  
Vous comprenez cela, n’est-ce pas, madame et très précieuse épouse ?  
Vous comprenez, parce que vous savez aussi bien que moi mes affaires ; vous les savez même mieux que moi, attendu que s’il s’agissait de dire où a passé une bonne moitié de ma fortune, naguère encore assez belle, j’en serais incapable ; tandis que vous, au contraire, j’en suis certain, vous vous en acquitteriez parfaitement.  
Avez-vous quelquefois admiré la rapidité de ma chute, madame ?  
Moi, je l’avoue, je n’y ai vu que du feu ; espérons que vous avez retrouvé un peu d’or dans les cendres.  
C’est avec ce consolant espoir que je m’éloigne, madame et très prudente épouse, sans que ma conscience me reproche le moins du monde de vous abandonner ; il vous reste des amis, les cendres en question, et, pour comble de bonheur, la liberté que je m’empresse de vous rendre.  
Cependant, madame, le moment est arrivé de placer dans ce paragraphe un mot d’explication intime.  
Tant que j’ai espéré que vous travailliez au bien-être de notre maison, à la fortune de notre fille, j’ai philosophiquement fermé les yeux ; mais, comme vous avez fait de la maison une vaste ruine, je ne veux pas servir de fondation à la fortune d’autrui.  
Je vous ai prise riche, mais peu honorée.  
Je vous laisse donc comme je vous ai prise, riche, mais peu honorable.  
Adieu.

Lucien Debray reste indifférent à ses plaintes.
Pendant ce temps, on apprend qu'Albert de Morcerf s'est engagé dans l'armée et que sa mère va vivre dans la vieille maison des Dantès.
Dans le même temps, Benedetto reçoit une visite dans son cachot, celle de Bertuccio et est persuadé que son "père" interviendra. Or Bertuccio est bien venu pour lui révéler ce nom, mais il n'est pas celui auquel Benedetto pensait.

Chez les Villefort, le procureur du roi accule sa femme, ayant enfin compris, grâce à son père, que c'était elle l'empoisonneuse. Il la menace et lui ordonne de prendre sa propre vie avec ses poisons. 

La femme du premier magistrat de la capitale ne chargera pas de son infamie un nom demeuré sans tache. Elle ne déshonorera pas du même coup son mari et son enfant ! Ce sera une bonne action de votre part et de cette bonne action, je vous remercie. A toutes autres femmes, fût-elle une reine, j'enverrais le bourreau. Mais vous je serai miséricordieux, à vous je dis : "n'est-ce pas madame que vous avez conservé quelques goûtes de poison ?'  
Gérard de Villefort

Le procès de Benedetto va commencer et les rumeurs vont bon train sur les Villefort, les Danglars et le comte de Monte-Cristo.

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