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Monsieur Noirtier de Villefort avec sa petite-fille, Valentine

La volonté de monsieur Noirtier de Villefort

29 min
À retrouver dans l'émission

Alors que le comte continue de rajouter quelques couches à sa toile de manipulation, Valentine de Villefort et Maximilien Morrel se désespèrent de ne pouvoir être ensemble.

Monsieur Noirtier de Villefort avec sa petite-fille, Valentine
Monsieur Noirtier de Villefort avec sa petite-fille, Valentine Crédits : PHOTO12 - AFP

Je ne vous parlais pas de la lettre qui m'accrédite à cause de la signature, qui m'a paru étrange : Sindbad le marin ... Or, comme je n'ai jamais connu d'autre Sindbad le marin que celui des Mille et une Nuits... Je suis, comme vous l'avez dit, le vicomte Andrea Cavalcanti, fils du major Cavalcanti.      
Andrea répondant au comte de Monte-Cristo, parfaitement dans son rôle de fils de noble italien

Après avoir expliqué son rôle au "père" Cavalcanti, c'est le tour de son "fils". Or il s'avère qu'Andrea est bien plus à même de jouer ce rôle que son "père". Ce dernier et son "fils" font leurs "retrouvailles" et commencent, dès qu'ils sont seuls à constater qu'ils sont fort bien rémunérés et ravis de jouer leurs rôles.
Peu après, le comte leur donne congé et leur propose de se joindre à ses invités lors du dîner qu'il compte donner dans sa maison à Auteuil.

En vérité, voilà deux grands misérables ! Quel malheur que ce ne soit pas véritablement le père et le fils ! soupire Monte-Cristo alors qu'ils s'éloignent.

Puis nous retrouvons Maximilien Morrel et Valentine de Villefort qui parlent de leur malheur de ne pas pouvoir être ensemble. Valentine confie que sa belle-mère souhaite la voir disparaître afin que son fils hérite de la fortune des grands-parents de Valentine. Mais refuse vigoureusement lorsque Maximilien propose d'en parler à son ami, le comte de Monte-Cristo.

Ce n’est plus Édouard qui règne à la maison, c’est le comte : recherché de madame de Villefort, qui voit en lui le résumé des connaissances humaines ; admiré, entendez-vous, admiré de mon père, qui dit n’avoir jamais entendu formuler avec plus d’éloquence des idées plus élevées ; idolâtré d’Édouard, qui, malgré sa peur des grands yeux noirs du comte, court à lui aussitôt qu’il le voit arriver, et lui ouvre la main, où il trouve toujours quelque jouet admirable : M. de Monte-Cristo n’est pas ici chez mon père ; M. de Monte-Cristo n’est pas ici chez madame de Villefort : M. de Monte-Cristo est chez lui.      
Valentine de Villefort

Pendant ce temps, monsieur de Villefort et sa femme vont annoncer au père du premier, incapable de parler ou de se déplacer, qu'ils comptent marier Valentine à Franz d'Epinay, ce que le grand-père désapprouve fortement par ses maigres moyens.

Monsieur, dit-il, il est important, vous le comprenez bien, près comme elle est d’atteindre sa dix-neuvième année, que Valentine soit enfin établie. Néanmoins, nous ne vous avons point oublié dans les conférences, et nous nous sommes assurés d’avance que le mari de Valentine accepterait, sinon de vivre près de nous, qui gênerions peut-être un jeune ménage, du moins que vous, que Valentine chérit particulièrement, et qui, de votre côté, paraissez lui rendre cette affection, vivriez près d’eux, de sorte que vous ne perdrez aucune de vos habitudes, et que vous aurez seulement deux enfants au lieu d’un pour veiller sur vous.      
Monsieur de Villefort.

Aussitôt parti, Valentine rend visite à son grand-père qui lui apprend péniblement la nouvelle et lui demande, à coup de déductions et de clins d’œils, la seule partie encore active de monsieur Noirtier de Villefort, d'appeler un notaire pour lui. 

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