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"Tiens, regarde, es-tu bien vengé ?

Le Châtiment

29 min
À retrouver dans l'émission

La vengeance est consommée.

"Tiens, regarde, es-tu bien vengé ?
"Tiens, regarde, es-tu bien vengé ? Crédits : Gallica/BNF

Pardonnez-moi monsieur le président, mais je vois que vous allez prendre un ordre de question dans lequel je ne puis vous suivre. J'ai la prétention de n'être pas un accusé ordinaire, veuillez donc, je vous prie, me permettre de répondre selon un ordre différent. Je n'en répondrais pas moins à toutes vos questions.  
Je suis donc né la nuit du 27 au 28 septembre 1816 à Auteuil.  
Benedetto

Au fil de l'interrogatoire, le procureur du roi comprend l'identité de Benedetto, mais ce dernier fait monter le suspense en continuant à ne pas révéler son nom.

Accusé, consentez-vous à présent à dire votre nom ? L'affectation brutale que vous avez mis à énumérer vos différents crimes, que vous qualifiez de profession, l'espèce de point d'honneur que vous y attachez, ce dont la cour vous blâme sévèrement, voilà peut-être la raison qui vous a fait tarder à vous nommer ? Vous voulez faire ressortir ce nom par des titres qui le précédent ?  
Le juge. 

Benedetto finit par révéler qu'il est le fils de Villefort et raconte toute son histoire. 

Mon père adoptif me dit "ne blasphème pas, Dieu t'a donné le jour sans colère, le crime vient de ton père qui t'a voué à l'enfer si tu mourais, à la misère s'il te rendait à la vie." Dès lors, j'ai maudit mon père ! Et voilà pourquoi j'ai causé le scandale dont frémit encore cette assemblée, si c'est un crime de plus, punissez-moi ! Mais si je vous ai convaincu que dès le jour ma naissance ma destinée était fatale, plaignez-moi.  
Benedetto.

Villefort finit par admettre que tout ce qu'a dit Benedetto est vrai. Le juge lève alors la séance et annule le procès, renvoyant l'affaire à un autre magistrat.
En rentrant chez lui, semblant avoir tout perdu, il se précipite voir sa femme, à qui il avait ordonné quelque temps plus tôt de se tuer, en criant "Héloïse, je vous pardonne !", pour finalement la trouver, agonisante après avoir effectivement pris le poison. Héloïse de Villefort a aussi tué leur fils peu de temps avant de se donner la mort en laissant une lettre au procureur du roi.

Vous savez si j’étais bonne mère, puisque c’est pour mon fils que je me suis faite criminelle !  
Une bonne mère ne part pas sans son fils ! 

C'est à ce moment que le comte de Monte-Cristo entre dans la pièce. 

Je viens vous dire que vous m'avez assez payé votre dette. A partir de ce moment, je vais prier Dieu qu'il se contente de moi.  
Non pas Monte-Cristo, cherche mieux Villefort et plus loin, à Marseille, il y a 23 ans, le jour de tes fiançailles avec Renée de Saint-Méran. Tu m'as condamné à une mort lente et hideuse, tu as tué mon père, tu m'as ôté l'amour avec la liberté. Je suis le spectre d'un malheureux que tu as enseveli dans les cachots du château d'If. Edmond Dantès. 

Tous ces événements brisent l'esprit de Gérard de Villefort qui devient fou. Edmond Dantès est pris de remords lorsqu'il constate les dégâts qu'il a faits et décide qu'il est temps qu'il parte de Paris, maintenant que sa vengeance est accomplie. Dans son départ, il emporte Maximilien Morrel et a envoyé Ali parler avec le vieux Noirtier. 

Maximilien, les amis que nous avons perdus ne reposent pas dans la terre, ils reposent dans notre cœur et c'est Dieu qui l'a voulu ainsi pour que nous en fussions toujours accompagnés. Moi j'ai deux amis qui m'accompagnent toujours ainsi, l'un est celui qui m'a donné la vie, l'autre est celui qui m'a donné l'intelligence.  
Consultez la voix de votre cœur et demandez-lui si vous devez continuer à me faire ce méchant visage.  
Le comte de Monte-Cristo. 

A Marseille, ils observent le départ d'Albert de Morcerf pour l'armée, puis le comte envoie Maximilien rendre hommage à la tombe de son père, tandis qu'il rend visite à Mercédès.

Madame, il n'est plus en mon pouvoir de vous apporter le bonheur. Mais je vous offre la consolation. Daignerez-vous l'accepter comme vous venant d'un ami ?  
Edmond Dantès

Moi ? Je n'ai besoin de rien. Je vis entre deux tombes. L'une est celle d'Edmond Dantès, mort il y a si longtemps, je l'aimais. L'autre est celle de l'homme qu'Edmond Dantès a tué et dont j'approuve le meurtre, mais je dois prier pour le mort.  
Mercédès

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