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Maximilien Morrel faisant la cour à Valentine de Villefort

Toxicologie

29 min
À retrouver dans l'émission

Le Comte de Monte-Cristo a besoin d'apaisement, qu'il trouve en la compagnie successive d'Haydée, son esclave et amante, puis de la famille Morrel. Maintenant qu'il s'est reposé de la brûlure que la vengeance laisse sur son être, il peut repartir manigancer.

Maximilien Morrel faisant la cour à Valentine de Villefort
Maximilien Morrel faisant la cour à Valentine de Villefort Crédits : Photo12 - AFP

Garde le secret sur ta naissance, ne dis pas un mot de ton passé ; ne prononce dans aucune occasion le nom de ton illustre père ni celui de ta pauvre mère.      
Le comte de Monte-Cristo à son "esclave", Haydée, en lui permettant de circuler librement à Paris.

Haydée aime Monte-Cristo, elle l'aime comme Mercédès aimait Edmond Dantès. Et il est évident qu'Haydée ne lui est pas indifférente, elle est une partie de son antidote au poison de la vengeance qui le ronge. 

L'autre partie de l'antidote est la famille Morrel, à qui il rend visite peu après. Il y rencontre Julie, soeur de Maximilien et fille de monsieur Morrel, l'armateur, ainsi que son mari. Et leur bonheur le met en grande joie. 

Madame, dit-il enfin, pardonnez-moi une émotion qui doit vous étonner, vous, accoutumée à cette paix et à ce bonheur que je rencontre ici ; mais pour moi, c'est chose si nouvelle que la satisfaction sur un visage humain, que je ne me lasse pas de vous regarder, vous et votre mari.

A son aise, il essaye d’apaiser leurs interrogations sur la maison Thomson & French, maison qui a sauvé la famille Morrel, et apprend avec émotion que le père Morrel était persuadé, à raison, que la bonne âme qui les a sauvés était son ancien employé, Edmond Dantès. Tant de sollicitude et de bonheur semblent guérir, ou plutôt apaiser Monte-Cristo :

Madame, dit-il, permettez-moi de venir quelque fois vous rendre mes devoirs. J'aime votre maison, et je vous suis reconnaissant de votre accueil, car voici la première fois que je me suis oublié depuis bien des années.

On retrouve ensuite Maximilien Morrel en compagnie de Valentine de Villefort, fille du premier mariage de monsieur de Villefort. Promise à Franz d'Epinay, on comprend qu'elle aime Maximilien et qu'elle est ignorée par son père et maltraitée par sa belle-mère et son demi-frère. Leur réunion est interrompue par la visite du Comte de Monte-Cristo à Héloïse de Villefort, la belle-mère. Celui-ci guide la conversation sur l'utilisation des poisons, pour lesquels madame de Villefort semble avoir un fort penchant, et lui offre un poison sous prétexte qu'il s'agit avant tout d'un tonique.

Seulement rappelez-vous une chose : c’est qu’à petite dose c’est un remède, à forte dose c’est un poison. Une goutte rend la vie, comme vous l’avez vu ; cinq ou six tueraient infailliblement, et d’une façon d’autant plus terrible, qu’étendues dans un verre de vin elles n’en changeraient aucunement le goût. Mais je m’arrête, madame, j’aurais presque l’air de vous conseiller.

Voyant qu'elle prend ses conseils à cœur, le comte s'en va en se disant en aparté :

Allons, dit-il en s’en allant, voilà une bonne terre, je suis convaincu que le grain qu’on y laisse tomber n’y avorte pas.

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