LE DIRECT
 Le personnel de la section des certificats d'épargne nationaux de la Poste, 23 novembre 1939.

2020 : Comment archiver le temps présent ?

51 min
À retrouver dans l'émission

Lorsqu’un événement mondial aussi fort que ces premiers mois de l’année 2020 se produit, comment se positionne l’historien ? Quel rapport celui qui étudie le passé entretient-il avec le présent ?

 Le personnel de la section des certificats d'épargne nationaux de la Poste, 23 novembre 1939.
Le personnel de la section des certificats d'épargne nationaux de la Poste, 23 novembre 1939. Crédits : FPG / Hulton Archive - Getty

L’histoire ne surgit pas dans l’espace public : elle en est consubstantielle, par un bâtiment, par un nom de rue, par une statue. Elle l’est aussi parce que les phénomènes de société ont toujours une profondeur historique : un mouvement social, une colère populaire, une épidémie. L’actualité ne peut pas se passer d’histoire et souvent l’histoire elle-même fait l’actualité. Lors des commémorations bien sûr et plus encore quand des historiens débattent entre eux. Parfois, le débat autour de l’histoire devient lui-même sujet d’actualité. Dans tous les cas, l’histoire permet de prendre de la hauteur : en histoire il y a des hauts et surtout, il y a débat !

Nous recevons ce matin Patrick Boucheron, historien, professeur au collège de France, titulaire de la chaire d’Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ-XVIᵉ siècle. Il a notamment dirigé l’Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017) et est l’auteur de La Trace et l’aura (Le Seuil, 2019) et Conjurer la peur (Le Seuil, 2013). Il anime la revue en ligne Entre-Temps, une revue d’histoire actuelle, collective et entièrement gratuite, où l'on trouve notamment de plus amples informations sur le projet Ruptures 2020. Plus récemment, il a rédigé l'article "Notre histoire est plus grande que celle qu’exaltent les apôtres des grandeurs de la France" paru dans la revue Philomag, le 25 juin 2020.

Avec nous également, Myriam Piguet, historienne, doctorante à l’université de Genève, elle prépare actuellement une thèse explorant la carrière féminine au sein des secrétariats généraux de la Société des Nations et de l'Organisation des Nations Unies, sous la direction de Sandrine Kott (UNIGE) et Monika Baar (Univ. Leyde). Elle a publié avec Caroline Montebello une tribune intitulée : « Pour une mémoire ordinaire de l’extraordinaire », parue dans Libération, le 25 avril 2020.

En seconde partie d'émission, nous rendons hommage à l'historien et intellectuel israélien Zeev Sternhell, en compagnie de Nicolas Weill, journaliste au Monde. Il est auteur d’essais sur l’antisémitisme en France, il a notamment publié en 2014 Histoire et Lumières : changer le monde par la raison, entretiens avec Zeev Sternhell aux éditions Albin Michel.

Sons diffusés : 

Lectures : 

  • Rêve de confinement, collecté par l'historien Hervé Mazurel, la psychanalyste Elisabeth Serin, en 2020, par Tatiana Werner
  • Lettre à son grand-père de Lou Delaigue, élève de 2nde du lycée Saint Charles à Orléans. Enregistrée dans le cadre d’ateliers de radio à distance pendant le confinement organisés par Amélie Perrot et leur professeur de français Delphine Avrin.

Archives : 

  • Extrait de l'émission Une histoire particulière, diffusée sur France Culture le 13 novembre 2016
  • Extrait de l'émission Répliques, Zeev Sternhell, Naissance du fascisme, diffusée sur France Culture le 11/05/2013

Générique de l'émission : Origami, de Rone

Intervenants
  • Historien, professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire d’histoire des pouvoirs en Europe occidentale (XIIIe-XVIe siècle) et producteur de l'émission "Matières à penser" sur France Culture
  • historienne, doctorante à l’université de Genève
  • journaliste
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......