LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
e divorce de Napoléon et de Joséphine, peinture de Francesco Didioni (1859-1895), 1878 Exposition universelle de Paris, France, gravure de Lllustrazione Italiana, l'an 5, n ° 21, 26 mai 1878

Actualités : "Les revers de l'amour" et les actes du colloque "Mémoire de la guerre d'Algérie en 2019"

52 min
À retrouver dans l'émission

Aujourd'hui nous parlerons de l'histoire des ruptures, thème peu courant dans l'historiographie, mais ô combien connu de tous. Nous aborderons également la question de la mémoire de la guerre d'Algérie, et de la place qu'y occupent les archives nationales et internationales.

e divorce de Napoléon et de Joséphine, peinture de Francesco Didioni (1859-1895), 1878 Exposition universelle de Paris, France, gravure de Lllustrazione Italiana, l'an 5, n ° 21, 26 mai 1878
e divorce de Napoléon et de Joséphine, peinture de Francesco Didioni (1859-1895), 1878 Exposition universelle de Paris, France, gravure de Lllustrazione Italiana, l'an 5, n ° 21, 26 mai 1878 Crédits : De Agostini / Veneranda Biblioteca Ambrosiana - Getty

Ce sont sans doute les mots les plus difficiles à trouver, les mots de la rupture, quand l’amour a pris fin et qu’il faut se séparer. Des grandes figures de notre histoire ont été confrontées à ce moment tragique : Héloïse et Abélard, Louis XIV et Madame de La Vallière, Napoléon et Joséphine, Alfred de Musset et Georges Sand, Aristote Onassis et Maria Callas, Charles et Diana… Que se sont-ils dit ? Que dire pour une rupture ? Plusieurs voies sont possibles… 

Hypocrite : Je t’aime trop pour rester avec toi.
Tortueux : Je suis tellement proche de toi, notre complicité me laisse à penser qu’il vaut que l’on reste amis ?
Blessé : Tu m’as trahi, toi et tes amis. Vous vous êtes amusé de moi. Ce que vous avez fait me dégoute, tu m’écœures !
Escamoteur : Je te quitte, mais c’est pour ton bien
Cruel : Enfin je retrouve ma liberté !
Ou tout simplement : Je pars… c’est fini…

Comment se dire adieu et comment réagir à une rupture ? L’amour et la rupture ne se trouvent pas hors du temps et l’histoire nous aide à décrypter nos sentiments.

Dans la première partie de l'émission nous recevons Sabine Melchior-Bonnet, historienne spécialiste de l'histoire des sensibilités, pour son ouvrage Les revers de l'amour, Une histoire de la rupture, paru le 18 septembre, aux Presses universitaires de France.

L’amour est universel, mais il est façonné, fabriqué par les codes culturels, religieux, juridiques et il en est de même en conséquence pour la rupture. Je pense qu’on n’aime pas de la même façon au Moyen-Âge qu’aujourd’hui et on ne rompt pas de la même façon. La blessure n’est pas du tout la même. Lorsque les mariages sont arrangés, la rupture concerne la famille, le frère, le père. Mais qu’aujourd’hui nous sommes dans une époque d’individualisation forcenée, la rupture blesse vraiment dans le narcissisme le plus profond. Sabine Melchior-Bonnet

La galanterie est ambivalente, il y a un côté qui est très utile pour les relations humaines : cela freine les pulsions, l’agressivité ; et cela permet un jeu amoureux où les hommes et les femmes retrouvent leur égalité, même si en réalité les hommes dominent toujours la situation. Mais les Précieuses ont essayé d’amener un projet de société dans lequel il y aurait beaucoup plus d’égalité. D’abord elles demandent que les femmes soient instruites afin qu’elles restent à distance des sentiments, ensuite elles demandent un peu plus de respect de la part des hommes. Ce projet de société est bien sûr dans le cadre d’une élite bourgeoise, et ne pouvait pas se propager si facilement. Sabine Melchior-Bonnet

Dans la seconde partie de notre émission, nous recevons Tramor Quemeneur, historien français, spécialiste de la guerre d'Algérie, chargé de cours à l'Université Paris 8, membre du Conseil d'orientation du Musée national d'histoire de l'immigration (MNHI), à l'occasion de la parution en octobre des actes du colloque "Mémoire de la guerre d'Algérie en 2019, La place des archives nationales et internationales".

En ce qui concerne les archives privées, on commence à réunir des témoignages de personnes qui ont participé à la guerre d’Algérie, on sait que ce sont les derniers temps où l’on peut les obtenir. C’est une course contre la montre mais cela reste essentiel. Concernant les archives institutionnelles il reste des dossiers incomplets, pas encore ouverts ou très difficiles à obtenir. Il y a parfois aussi une absence totale d’archives sur certaines choses. Mais il faut poursuivre cette recherche-là. A l’heure actuelle on manque plutôt de tête et de bras pour exploiter tous ces fonds d’archives. Tramor Quemeneur

Générique de l'émission : Origami de Rone

Chroniques
9H52
4 min
Le Journal de l'histoire
Les Patronnes
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......