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Épisode 2 :

Capitalisme, le meilleur des mondes ?

53 min
À retrouver dans l'émission

Les inégalités sont-elles une fatalité ? En enquêtant dans les discours que les sociétés passées ont tenu sur leurs propres dysfonctionnements, c’est un combat où des idées viennent activement au secours des puissants qui se dessine.

Tyburn et The Tyburn Tree, Londres, Angleterre au temps de Charles Ier. Tiré de l'édition centenaire de l'histoire de l'Angleterre de Cassell, publié en 1901.
Tyburn et The Tyburn Tree, Londres, Angleterre au temps de Charles Ier. Tiré de l'édition centenaire de l'histoire de l'Angleterre de Cassell, publié en 1901. Crédits : Universal History Archive/Universal Images Group - Getty

Le capital est une notion qui prend la tête. Comprenez : le mot capital vient du latin caput, la tête. Dans son acception juridique, sous forme d’adjectif, il possède une lecture assez sombre : il postule à avoir la tête tranchée, c’est la peine capitale, l’exécution capitale. Ce qui est « capital » est placé en tête, c’est le cas des lettres capitales,  de la ville capitale, voire des péchés capitaux.

Ensuite, le mot capital conduit tête baissée vers la notion de fortune : il y a  un peu de capital dans le mot cheptel, l’ensemble du bétail qui se trouve dans une ferme. C’est donc par la tête que le mot glisse vers l’argent, vers la richesse. En tout cas c’est ainsi qu’il apparaît au XVIe siècle : le capital est le principal d’une dette, d’une rente. Le mot devient une vedette au XIXe siècle avec Karl Marx et, pourquoi pas, au XXIe avec Thomas Piketty. Le capital est une notion complexe qui pèse sur notre tête quand n’en fait qu’à sa tête.

Nous recevons aujourd'hui Thomas Piketty, économiste, directeur d'études à l'EHESS, professeur à l'Ecole d'économie de Paris / Paris School of Economics. Il est notamment l’auteur de Capital et idéologie, paru au Seuil, 2019.

A Londres au XVIIIème siècle, la peine capitale n’est plus réservée aux seuls criminels : de plus en plus de pauvres, coupables d’avoir enfreint la propriété privée, montent sur la potence. Comment la justice a-t-elle participé à étendre l’emprise du capitalisme moderne ? Nous en parlerons en compagnie de Philippe Minard, historien, professeur à l'université Paris 8 et directeur d'études à l'EHESS. Il est aussi professeur invité à l'université Cornell aux Etats-Unis. Il a préfacé l’ouvrage Les pendus de Londres, de Peter Linebaugh, paru chez Lux Éditeur en 2018.

Sons diffusés :

Archive : Georges Duby dans Agora sur France Culture, le 08/12/1978

Lecture par Nathalie Kanoui :

  • Poème au roi Robert, d’Adalberon de Laon, traduction de Sébastien Bricout 
  • Les pendus de Londres, de Peter Linebaugh, publié chez Lux 

Musiques : 

  • Anabasis par Dead can dance 
  • Les impôts de Robert RoccaOBERT ROCCA
  • Tyburn tree par Shirley Collins et Dolly Collins
  • Djed de Tortoise
Chroniques
9H52
4 min
Le Journal de l'histoire
Se rafraîchir la mémoire sur Cuba, comment une petite île a débordé le monde depuis 1959
Intervenants
  • économiste, directeur d'études à l'EHESS, professeur à l'Ecole d'économie de Paris / Paris School of Economics
  • Directeur d'études à l’EHESS et professeur des universités à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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