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le 26/06/2001 à Quinson, au Musée de Préhistoire des gorges du Verdon, un mannequin représentant l'un des premiers fermiers du Néolithique. Photo : Boris Horvat
Épisode 4 :

Il était une fouille, l’art rupestre en Afrique

51 min
À retrouver dans l'émission

Berceau de l'humanité, l'Afrique peut s'enorgueillir de posséder un patrimoine archéologique exceptionnel, avec plus de 150 000 foyers d'art rupestre. Du Zimbabwe au Congo, depuis la Préhistoire et dans des temps plus récents, l'art rupestre africain est un trésor patrimonial.

Paroi ornée de peintures rouges sur l’un des sites de Miangu, au massif de Lovo en RDC.
Paroi ornée de peintures rouges sur l’un des sites de Miangu, au massif de Lovo en RDC. Crédits : Geoffroy Heimlich

La préhistoire africaine, et en particulier les arts rupestres, ont longtemps été délaissés par les programmes de recherches archéologiques internationaux. Aujourd’hui, de plus en plus de projets remédient à cette situation, et travaillent à inventorier, à examiner et à faire connaître ce patrimoine. Les fouilles ont été relativement nombreuses au Sahara et en Afrique australe mais en Afrique subsaharienne, tout reste à faire. Au patrimoine mondial de l’UNESCO, près de la moitié des sites d’art rupestre classés sont européens, alors même que la richesse du continent africain en la matière est considérable. 

Comment expliquer ce long désintérêt pour le patrimoine archéologique africain ? Que nous apprennent les projets de recherches actuels sur l’histoire matérielle, mais aussi culturelle et spirituelle de ces régions d’Afrique ? Quels sont les défis de conservation et de patrimonialisation  que tentent de relever aujourd’hui les institutions politiques et universitaires, et à quelles menaces doivent-elles faire face ?  Xavier Mauduit

La préhistoire africaine, et en particulier les arts rupestres, ont longtemps été délaissés par les programmes de recherches archéologiques internationaux. Aujourd’hui, de plus en plus de projets remédient à cette situation et travaillent à inventorier, à examiner, à faire connaître ce patrimoine. Les fouilles ont été relativement nombreuses au Sahara et en Afrique australe, mais tout reste à faire en Afrique subsaharienne. Au patrimoine mondial de l’UNESCO, près de la moitié des sites d’art rupestre classés sont européens, alors même que la richesse du continent africain en la matière est considérable.

Comment expliquer ce long désintérêt pour le patrimoine archéologique africain ? Que nous apprennent les projets de recherches actuels sur l’histoire matérielle, mais aussi culturelle et spirituelle de ces régions d’Afrique ? Quels sont les défis de conservation et de patrimonialisation que tentent de relever aujourd’hui les institutions politiques et universitaires, et à quelles menaces doivent-elles faire face ?

Avec Geoffroy Heimlich est historien et archéologue. Il est chercheur associé à l'Institut des mondes africains (IMAF) et au laboratoire Patrimoine locaux, environnement et globalisation (PALOC), à Paris. Spécialiste des arts rupestres africains, il est l’auteur d’un ouvrage intitulé Le massif de Lovo, sur les traces du royaume de Kongo (Access Archaeology, 2017) et il a dirigé cette année l’ouvrage collectif Art rupestre et patrimoine mondial en Afrique subsaharienne (Hémisphères éditions, 2021).  Il est aujourd’hui co-responsable avec Clément Mambu Nsangathi de la mission franco-congolaise Lovo, en République démocratique du Congo. Réalisé en collaboration étroite avec l’Institut des Musées nationaux du Congo, ce projet est soutenu depuis 2016 par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et depuis 2019 par le ministère de la Culture. Vous pouvez suivre ses travaux sur l'exposition en ligne qui lui est consacrée. 

Avec nous aussi Camille Bourdier, maîtresse de conférences en art préhistorique à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, membre Junior de l'Institut Universitaire de France, co-responsable du Master « Arts, Sociétés, Environnements de la Préhistoire et de la Protohistoire : Europe, Afrique ». Elle dirige le projet MATOBART (2017-2025), qui étudie les vestiges archéologiques des Monts Matobo au Zimbabwe. Elle est coautrice avec Geneviève Pinçon et Oscar Fuentes de « Sortir de la grotte », Les nouvelles de l'archéologie,  154 | 2018, 82-87 et, avec Jacques Jaubert, Catherine Ferrier, Valérie Feruglio, Nathalie Fourment, Stéphane Konik et Sébastien Villotte, « La grotte de Cussac (Dordogne) », Les nouvelles de l'archéologie, 154 | 2018, 16-24. Elle a coordonné avec Léa Jobard et Carole Dudognon le numéro spécial "L'art rupestre des chasseurs-collecteurs d'Afrique australe" de la revue Lesedi : Carnets de Terrain, nov. 2020. Vous pouvez visiter l'exposition du projet MATOBART en ligne et en open-access : Graffitis d'hier et d'aujourd'hui en Afrique australe. 

Des sites rupestres il y en a partout en Afrique, dans des abris, au pied des falaises, le long des cours d'eau, dans les grottes. Les peintures naturalistes figuratives les plus anciennes remontent déjà à 30 000 ans. Geoffroy Heimlich

Sons diffusé :

  • Archive - RDF / RTF  - 19/07/1952 - Paroles de France - Henri Breuil, connu sous le nom de “l'abbé Breuil”, préhistorien. 
  • Extrait du film Cro Man (2018) film d’animation réalisé par Nick Park. 
  • Archive - 15/11/1958 - Voyage sans passeport - Outils de ‘l’âge de pierre” africain.

Chroniques

9H52
3 min

Le Journal de l'histoire

Gavés d’icônes, quand nous dégustions les images
Intervenants
  • Archéologue, co-responsable de la mission franco-congolaise Lovo, (R. D. C), affilié à l’Institut des Mondes AFricains (IMAF).
  • Maîtresse de conférences en art préhistorique à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, membre Junior de l'Institut Universitaire de France
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

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