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Bucentaure au Môle, le jour de l'Ascension, vers 1732
Épisode 1 :

Constantin : l’Empire romain contre-attaque

52 min
À retrouver dans l'émission

Proclamé empereur en 306, Constantin s'applique à unifier un territoire divisé. Grand réformateur économique, politique et militaire, il se convertit au christianisme : Rome a alors 1000 ans et retrouve une nouvelle jeunesse.

Fragments de la statue colossale de Constantin, 313-324 apr. JC., cour du palais des Conservateurs des Musées capitolins
Fragments de la statue colossale de Constantin, 313-324 apr. JC., cour du palais des Conservateurs des Musées capitolins Crédits : Education Images - Getty

Le professeur a bien préparé son cours. Il a lu les programmes scolaires. Pour la classe de seconde : « Chapitre 1. La Méditerranée antique : les empreintes grecques et romaines », avec pour « points de passage et d’ouverture : Constantin, empereur d’un empire qui se christianise et se réorganise territorialement ». Le professeur a consulté les livres et les manuels, il a discuté avec ses collègues. Il a choisi quelques documents, un texte une image. Il a même élaboré une ingénieuse mise en activité, pour que les élèves travail en autonomie. Le professeur parle du fait religieux, de l’intolérance et de la tolérance, mais il est impatient de raconter une anecdote qu’il a mise de côté histoire d’éveiller l’attention. À la fin du IIIe siècle, l’Empire romain est divisé en quatre parties, c’est la tétrarchie : tétra en grec veut dire quatre ; archie évoque le pouvoir. L’enseignant rappelle qu’il était d’usage de se tutoyer dans l’Empire romain : salut à toi, César, comment vas-tu ? Toutefois, pour montrer l’unité de l’Empire pendant la tétrarchie et pour bien marquer que l’on s’adresse à tous les césars en même temps, le vous s’impose. C’est de là que ce serait né le vouvoiement ! Il y a des étincelles dans les yeux des élèves, peut-être pas de tous les élèves, mais de quelques-uns. Cela suffit à faire son bonheur. Le professeur a donné son cours.

Avec Catherine Saliou, professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle a notamment publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon - Droit et architecture en Palestine au VIe siècle (De Boccard, 1996) et Le Proche-Orient : de Pompée à Muhammad : Ier s. av. J.-C.-VIIe s. apr. J.-C. (Belin, 2020).

Avec nous aussi, John Scheid, professeur émérite au Collège de France, responsable de la chaire « Religion, institutions et société de la Rome antique » de 2001 à 2016. Il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont marqué l’étude de la religion et de la pratique religieuse à Rome : Quand faire c’est croire. Les rites sacrificiels des Romains (Flammarion, 2011), Les dieux, l’État et l’individu. Réflexions sur la religion civique à Rome (Seuil, 2013), Rites et religion à Rome (Éditions du CNRS , 2019) et, avec Nicolas Guillerat et Milan melocco Infographie de la Rome antique (Passés Composés, 2020). 

À partir de 306 commence une période de 20 ans, d’alliances politiques, de conflits, de mariages, de combats et de véritables épisodes guerres civiles durant laquelle Constantin va progressivement l’emporter. Cette période se termine en 324 avec La victoire finale contre Licinius qui occupe l’Orient et c’est la réunification de l’empire dans les mains de Constantin. Catherine Saliou

Les romains admettaient deux choses : que chaque communauté devait avoir une religion et, que ce qui était dangereux, c’était de ne pas en avoir. Un des gros problèmes avec les chrétiens, c’est qu’en s’abstenant de tous contacts avec les autres religions ils donnaient l’impression de ne pas avoir de religion, de ne pas être visibles de ce point de vue. Ça, c’était condamnable mais pour le reste, tout le monde était censé avoir sa religion et nul n’avait le besoin de vénérer les dieux romains, les romains ne convertissaient personne, ils n’imposaient pas leurs dieux. John Scheid

Sons diffusés :

  • Extrait  de  Kaamelot, Le Dernier Empereur. Diffusion, 2005 - M6. 
  • Archive - 1er mars 1946 -  Actualités françaises - Fouilles archéologiques à Volubilis (Maroc).    
  • Lecture par Daniel Koenigsberg d’un extrait de Histoire ecclésiastique de Sozomène. 
  • Musique - Istanbul (not Constantinople) - They might be giants
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Intervenants
  • Professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études
  • Professeur émérite au Collège de France
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