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François-Auguste Biard, Abolition de l'esclavage, 1849
Épisode 4 :

Quand les esclaves reprennent le travail

53 min
À retrouver dans l'émission

Suite à l’abolition de l’esclavage de 1848, le gouvernement français met en place l’immigration de travailleurs sous contrat d’engagement de travail : l'engagisme. Comment un système de domination s’est perpétué selon de nouvelles modalités ?

François-Auguste Biard, Abolition de l'esclavage, 1849
François-Auguste Biard, Abolition de l'esclavage, 1849

C’est un décret qui change la vie de millions d’hommes et de femmes. Il est signé à Paris par les membres du Gouvernement provisoire de la République française, le 27 avril 1848. Son article premier est très clair : « L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. À partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront interdits ». Il est bien écrit « à partir de la promulgation du présent décret », donc à partir d’avril 1848. Voilà des années, des décennies, des siècles, que les abolitionnistes luttent pour imposer une évidence : l’esclavage est un crime. Parmi eux se trouve Victor Schœlcher, l’initiateur de ce décret d’abolition de l’esclave. « À partir de la promulgation du présent décret »… et pourtant, dans les colonies et possessions françaises, le travail ne s’arrête pas et les mauvaises habitudes non plus. Que reste-t-il de l’esclavage après l’esclavage ?

Pour aborder la notion de l’engagisme dans les Caraïbes au XIXème siècle, nous recevons Céline Flory, chargée de recherche au CNRS, affectée à l'UMR 8168 Mondes Américains et membre du Centre International de Recherches sur les Esclavages et les Post-esclavages (CIRESC) USR 2002 du CNRS. Elle a notamment écrit De l’esclavage à la liberté forcée. Histoire des travailleurs africains engagés dans la Caraïbe française au XIXe siècle, Paris, Khartala, 2015.  

Nous serons également en compagnie de Jérôme Correas, chef d’orchestre, claveciniste et baryton-basse, qui dirige l'opéra-comique Le Code Noir. Une œuvre rare traitant de l’esclavage et faisant référence au règlement institué par Colbert qui régissait la vie des esclaves dans les colonies françaises, créée en 1842 par Louis Clapisson (compositeur) et Eugène Scribe (Librettiste). 

En tournée du 7 novembre au 31 janvier 2020 : 

  • les 7-8-9 novembre 2019 : Théâtre de Corbeil-Essonnes
  • le 13 novembre 2019 : Théâtre de Cornouaille, Scène Nationale de Quimper
  • le 29 novembre 2019 : Centre d'Art et de Culture de Meudon
  • le 16 janvier 2020 : Centre des Bords de Marne, Le Perreux sur Marne
  • le 31 janvier 2020 : Opéra de Massy

Sons diffusés : 

Lecture par Mélodie Orru : extrait d'une lettre de Théodore de Ducos, Ministre de la Marine et des Colonies, adressé au Ministre des Affaires étrangères, le 19 avril 1854.

Archives : 

  • Édouard Glissant, dans Un siècle d'écrivains, RFO, 1996
  • Bakary Sangaré lit le Code Noir, issu du CD Les routes de l'esclavage 1444 - 1888, en 2016

Musique : Extrait du Code Noir, 1842, composé par Louis Clapisson et Eugène Scribe, dirigé par Jérôme Correas

Générique de l'émission : Origami de Rone

Rediffusion du 31 octobre 2019.

Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
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