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Quoi de neuf sur la Première Guerre mondiale ? (4/4) : Reconstruire et raconter : que faire de la guerre après la guerre ?

51 min
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Une fois la guerre terminée et l’Armistice signé le 11 novembre 1918, que faire ? Comment réparer les désastres de la guerre ? Les Alliés, lors du traité de Versailles, décident de se « partager l’Allemagne ». Le Cours de l'histoire se penche sur l’occupation de la Rhénanie par les Français.

Le 11 novembre 1918, la guerre est finie, c’est l’armistice. Alors que les cloches sonnent pour fêter la victoire, les soldats dans les tranchées attendent d’être démobilisés. Ils ne rentrent pas chez eux sur un coup de sifflet, ce sifflet qui les faisait frémir au moment de partir à l’assaut. À l’armistice, les poilus quittent les tranchées et ils se rendent dans les casernes. La démobilisation prend du temps et les poilus s’ennuient. C’est l’occasion pour eux de réviser la géographie des régions autour du Rhin : l’Alsace, la Lorraine, la Rhénanie, la Sarre, la Ruhr… Une fois la guerre terminée, comment se relever ? La France occupe une partie de l’Allemagne : et si la guerre continuait après la guerre ? * Nous recevons aujourd'hui Isabelle Davion, maître de conférences Hors-classe en Histoire contemporaine à la faculté de lettres Sorbonne-Université. Elle est notamment l'auteure de Militaires et diplomates face à l’Europe médiane. Entre médiations et constructions des savoirs (co-édition d’Antoine Marès et Frédéric Dessberg), Paris, Eur’Orbem, 2017. Isabelle Davion est également la conseillère historique du documentaire Occuper l'Allemagne : 1918-1930, réalisé par Jérôme Prieur, diffusé le 11 novembre dernier sur France 3, il est disponible en replay jusqu'au 11 décembre 2019. La convention d'armistice a pour objectif de rendre la reprise des hostilités par l'Allemagne impossible. Il faut quand même rappeler qu'un texte d’armistice est un cessez le feu, cela ne met pas fin à l'état de guerre, ça, seul le traité de paix le fait. Le traité de Versailles entre en vigueur en janvier 1920, donc on vit sous un régime d'armistice pendant très longtemps en Europe. Donc, donc dans la convention d'armistice, l’article 1 c’est la cessation des hostilités et après, il est demandé à l'Allemagne de quitter les territoires envahis, de quitter l'Alsace-Lorraine en quinze jours et de quitter la Rhénanie en 30 jours. L'idée, c'est que les armées alliées soit en Rhénanie pour le cas où les hostilités devraient reprendre. Isabelle Davion

Ça reste, oui, une occupation violente. Ça dépend dans quel domaine on se situe. Si on parle en termes militaires, en termes, je dirais au concret, non, l'occupation n'est pas violente. Après, pour la population allemande, voire une armée ennemie occuper son territoire, c'est forcément ressenti comme extrêmement violent. Mais il y avait cette volonté chez les Alliés et particulièrement chez les Français d'ailleurs, d'imposer l'évidence de la défaite à l'Allemagne, parce qu'on sent bien que les Allemands considèrent qu'ils n'ont pas perdu la guerre.Isabelle Davion Comment écrire la guerre et transmettre la parole de ceux qui n’en sont pas revenus ?  En 1925, le futur Académicien Maurice Genevoix remporte le prix Goncourt avec son roman Raboliot. Tirant parti de cette récompense, l'écrivain et ancien combattant de Verdun choisira d'acquérir la maison des Vernelles, à Saint Denis de l'Hôtel, sur les bords de la Loire. Elle deviendra son bureau, son foyer, son port d'attache, et presque un personnage à part entière de son oeuvre. Une visite de cette maison, encore pleine de l'esprit de son propriétaire, nous permet aujourd'hui d'approcher son écriture de façon particulière, et de saisir comment, après l'expérience du front, l'écrivain a pu faire le choix d'une littérature qui célèbre la nature et sublime la vie.

Un reportage produit par Anne-Toscane Viudès dans la maison de l’écrivain Maurice Genevoix à l’occasion de la parution de sa biographie et de sa panthéonisation, prévue en novembre 2020. Entretien avec Julien Larrère-Genevoix, le petit-fils de l’Académicien disparu en 1980 ; et avec Aurélie Luneau et Jacques Tassin

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