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Le Génie des lieux

Par Camille Juza
le samedi de 12h00 à 12h30

Tout l'été, nous décortiquons des bâtiments et des pièces urbaines étranges, hors du commun ou emblématiques des années 50, 60 et 70 et qui racontent comment nous vivons : comment nous habitons, consommons, circulons, travaillons, nous amusons…

Le Centre Pompidou hier et aujourd'hui
Le Centre Pompidou hier et aujourd'hui Crédits : Julien Donada

8 semaines, 8 lieux, 8 réponses de l'architecture moderne aux attentes de la société.

Les Olympiades, le Centre Pompidou, l’aéroport d’Orly, Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, la Grande Motte, la maison Jean Prouvé à Nancy, le centre commercial de Ris-Orangis, le quartier de La Défense : Huit semaines, huit lieux, huit réponses de l'architecture moderne aux attentes de la société. Huit monographies de bâtiments ou de pièces urbaines remarquables qui racontent la manière dont nous vivons, dont nous habitons, consommons, circulons, travaillons, nous amusons…

L'idée est de partir de questions simples, celles du visiteur qui s'étonne. On n'hésitera pas à pousser les portes, interroger ceux qui se trouvent derrière pour ne pas rester simplement au bord des ouvrages comme devant une carte postale, bref, faire vivre ces bâtiments dans l'usage qu'on en a aujourd'hui.

Camille Juza est réalisatrice de films documentaires. Depuis 2010, elle collabore comme documentariste à France Culture pour Sur les docks, Création on Air, Une vie Une œuvre.

Photos par Julien Donada.
Julien Donada est cinéaste et photographe. Le point commun entre ses films de fictions, ses documentaires et la photographie : l’architecture, l’urbanisme, la ville. Réalisateur de plusieurs documentaires sur l’architecture, il nous montre souvent de manière décalée une ville Soudain la Grande Motte (2008), un bâtiment spectaculaire : -A Propos du Bunker,(1998) - Le musée Guggenheim de Bilbao (2004) ou encore nous raconte une histoire de l’architecture radicale en Europe - Les Visionnaires, (2013). L’espace urbain est donc un grand terrain de jeu, documentaire, photographique et fictionnel.

C’est autour d’une personnalité magnétique de comédien, celle de Daniel Duval, que se construit Beau rivage son premier long métrage. Toujours soucieux de filmer les architectures de façon singulière, Donada pose un cadre étouffant, catalysant les obsessions de son personnage, qui s’invente de toutes pièces un passé. La résurgence d’un temps révolu, c’était du reste un motif résurgent de plusieurs des films courts du réalisateur, notamment À San Remo (2003), qu’interprétait déjà Duval. Souvent distingué dans le domaine du court depuis Un automne en Pologne carnet de voyages consigné en 1996. Beau rivage s’enracine comme plusieurs de ses précédents projets dans le Sud de la France. Et comme dans La part des choses (1999), A San Rémo (2003) ou Hôtel provençal, été 76 (2007), tous deux tournés dans sa ville natale d’Antibes, sa façon d’envisager le décor tourne le dos à toute esthétique de carte postale, générant une certaine étrangeté, sinon une inquiétude sourde. Christophe Chauville.

En partenariat avec le magazine Soixante-quinze

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