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Boycott en Inde d'artistes pakistanais après les tensions au Cachemire

6 min
À retrouver dans l'émission

La tension militaire ravivée à la frontière entre les deux pays depuis le début du mois conduit en Inde à plusieurs annulations d'événements médiatiques sportifs et artistiques. Deux cibles principales pour le moment : le festival de théâtre de Bharat Rang Mahotsav de New Dheli, et le Festival de littérature de Jaipur qui ouvre ce jeudi.

Avec ce soir les explications de : Jalabala Vaidya , fondatrice du théâtre Akshara de New Dehli l'écrivain et co-directrice du Festival de littérature de Jaipur, Namita Gokhale et de Lahore au Pakistan, l'écrivain et dramaturge Shahid Nadim.

Un « boycott » ponctuel et médiatique

Un des premiers signes a été la déprogrammation d'une première pièce de théâtre pakistanaise mercredi dernier à Jaipur dans le Rajahstan. Elle était passée inaperçue, mais selon le dramaturge Shahid Nadim contacté aujourd'hui, la troupe du théâtre Akoja au Pakistan a été « invitée » à quitter les lieux de manière plus que suggestive.

Le lendemain à New Dehli, elle y apprend l'annulation des représentations prévues, ainsi que celles d'une autre troupe pakistanaise, pour le festival annuel de théâtre de New Dehli. Elles avaient été invitée par l'Ecole Nationale des Arts de la scène de Karachi selon sa direction (injoignable) le Ministère de la culture indien dit craindre pour la sécurité du public. C'est à ce moment que la presse indienne s'est intéressée à ces événements.

Enfin ce week-end, une nouvelle polémique révélait des pressions locales importantes pour exclure les auteurs pakistanais du festival de littérature de Jaipur. Pour le moment les pièces trouver d'autres lieux pour se produire, et le Festival de littérature maintient son invitation pour au moins quatre auteurs pakistanais ou anglo-pakistanais, déclaraient Jalabala Vaidya et Namita Gokhale .

Ne sont pas visés que les gros événements culturels : l'équipe de hockey pakistanaise a aussi subi des pressions à Bombay de la part d'un parti d'opposition, le Shiv Sena. Ce parti, de même que le BJP nationaliste qui anime le boycott culturel, est habitué à ce genre d'action. Et la perspective des élections législatives de 2014 conjuguée à l'émotion provoquée par les soupçons de décapitation d'un soldat indien au Pakistan forment un terrain propice à leur discours.

Une affaire intérieure indienne, alors? Plutôt qu'un boycott généralisé il s'agit de pressions ponctuelles et médiatiques, même si Shahid Nadim affirmait que d'autres pièces et concerts d'artistes pakistanais avaient été annulés plus discrètement.

Xavier Martinet

L'équipe
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