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Exposition « disparue » à Marseille : plus de procédure, pas beaucoup plus de lumière

4 min
À retrouver dans l'émission

Mise en cause dans la « disparition » cet été d'une vingtaine de tableaux d'une exposition d'art contemporain à Marseille, son organistrice Suzanne Ketchian a refait surface pour réagir aux accusations du commissaire d'exposition Julien Blaine. Elle affirme que le département et la région qui lui avaient promis de l'argent l'ont lâchée en cours de route. La région ne commente pas, le département précise qu'il n'a vu aucune facture, et certains artistes qui n'ont toujours pas récupéré leur œuvre vont à leur tour prendre un avocat.

Ce soir au Journal de la culture :

Suzanne Ketchian , directrice de l'association Lesbian and Gay Parade, responsable de l'organisation de l'événement Europride cet été à Marseille, en partie dans le cadre de Marseille-Provence 2013

Georges Tony-Stoll , peintre et plasticien, il n'a toujours pas de nouvelle du collage de 1,90 m x 1,30 m qu'il avait créé pour l'exposition « Corps et histoire ».

Deux aspects intéressants

L'état des tableaux

D'après nos informations les tableaux « disparus » se trouvent depuis six mois dans le local qui servait à l'association LGP. Le lieu est fermé et ses membres s'étaient faits discrets jusqu'à ce qu'un petit intérêt médiatique se manifeste. Le commissaire d'exposition Julien Blaine a porté plainte au commissariat mais pour l'instant, le local ne peut être perquisitionné par la police qui attend le rapport d'un huissier. Si les œuvres d'Orlan, Beatrice Cussol ou Georges Tony-Stoll s'y trouvent, dans quel état seront-elles à leur sortie ? Le commissaire d'exposition Julien Blaine s'en inquiétait.

Les conditions financières de l'exposition

Pour organiser l'exposition « Corps et histoire » ainsi que l'ensemble des événéments de l'Europride, la directrice de l'association LGP Suzanne Ketchian affirme avoir reçu des promesses de subventions publiques de trois sources différentes : la mairie de Marseille, le conseil régional PACA et le conseil général des Bouches du Rhône.

Or selon S. Ketchian, seule la mairie de Marseille a effectivement payé : 100 000 euros. Les services culturels confirment cette somme qui aurait été décidée directement par le cabinet du maire.

Ces 100 000 euros, Suzanne Ketchian dit les avoir entièrement dépensés dans la préparation de l'événement et s'être trouvée rapidement à cours de financement.

C'est la raison pour laquelle l'association LGP aurait été contrainte d'annuler plusieurs concerts et se serait trouvée dans l'impossibilité de payer ni les artistes, ni le renvoi des œuvres.

Que s'est-il passé entre les promesses de subvention au printemps et la fin de l'exposition le 19 juillet ? Suzanne Ketchian met en cause le département et la région qui n'ont pas versé leur part de subvention. Mais elle se présente comme dépassée par l'affaire et dit ne pas connaître les raisons de cet abandon.

La région reste silencieuse. Cepdendant le département, lui, confirme volontiers qu'il n'a pas versé les 30 000 euros qu'il avait promis : et pour cause, justifie-t-il, la LGP ne lui a envoyé aucune facture.

La mairie de Marseille a-t-elle vu un tel document pour justifier des 100 000 euros que S.K. dit avoir dépensés ? Elle-même peut-elle en présenter une ? Nous n'avons pas eu le temps de poser ces questions en temps et en heure.

L'équipe
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