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Le tableau "La Minerve" de Rembrandt de la collection Leiden, exposé le 17 février 2017 au Louvre à Paris

Chefs-d'oeuvre de la collection Leiden: l'autre événement de la saison hollandaise du Louvre

5 min
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Le musée expose une trentaine de toiles du siècle d'or hollandais, dont onze Rembrandt. Toutes sont issues de la collection Leiden, qui appartient à Thomas Kaplan, homme d'affaire et collectionneur original qui achète des œuvres pour les prêter aux musées du monde monde entier.

Le tableau "La Minerve" de Rembrandt de la collection Leiden, exposé le 17 février 2017 au Louvre à Paris
Le tableau "La Minerve" de Rembrandt de la collection Leiden, exposé le 17 février 2017 au Louvre à Paris Crédits : FRANCOIS GUILLOT - AFP

C’est l’autre grand temps fort de la cette saison hollandaise qui s’est ouverte hier au Louvre : cette exposition sous-titrée le siècle de Rembrandt présente une trentaine de chef d’œuvre du siècle d’or hollandais onze attribués à Rembrandt, dont une sublime et rare « Minerve », issue d’une série que Rembrandt a consacré aux femmes héroïques de l’Antiquité.

La Minerve de Rembrandt
La Minerve de Rembrandt

Avec elles, sont présentées des toiles de Jan Steen, Frans van Meiris et Gérard Dou, tous ou presque originaires ou ayant vécu dans la petite ville de Leyde, Leiden en flamand, ville natale de Rembrandt. Des toiles magnifiques, que le grand public les connaît très peu, elles étaient jusqu’à ces dernières années aux mains de collectionneurs privés, et elles le sont toujours, mais font partie de cette collection Leiden, assez hors du commun par de bien des aspects.

La collection Leiden, la passion d'un homme

Entamée en 2003 seulement par un certain Thomas Kaplan homme d’affaire et philanthrope américain, la collection est née de sa passion pour le maître Hollandais, à un moment très particulier de l’histoire du marché de l’art ; aux débuts des années 2000, c’est l’art moderne et contemporain que tout le monde s’arrache. Thomas Kaplan se met à acheter quand il réalise qu’un chef d’œuvre hollandais vaut alors moins qu’un Andy Warhol. Il a depuis acquis avec sa femme Daphné près de deux cents œuvres, et crée un modèle de collectionneur inédit : à l’opposé du collectionneur qui veut jouir seul de ses chef-d ‘œuvres, il ne collectionne pas non plus pour imprimer sa marque puisqu’il choisit dans un premiers temps de garder l’anonymat et refuse de donner son nom à sa collection. Il lui donne le nom de la ville natale de Rembrandt, puisqu’il l’envisage d’abord et à avant tout comme un non de son mais de la ville de naissance de Rembrandt, convaincu il voit sa collection comme un moyen de rendre au domaine public des œuvres qui appartenaient jusque-là au secteur privé.

"Je ne pense pas qu’être collectionneur d’art dans l’absolu soit une cause particulièrement noble, même s’il n’y a rien de mal à cela. La cause devient plus intéressante quand se sert de cette collection pour créer du lien. Le fait que ma femme et moi ayons été en mesure d’acheter tant de toiles des anciens maîtres nous donne une mission. Nous avons donc décidé de créer une banque de prêts, à la disposition de tous les musées du monde. Nous voulions rester anonymes, mais avec la création du catalogue de prêt et ce projet d’exposition au Louvre, nous avons réalisé que cela devenait impossible. Donc, autant sortir de l’anonymat et défendre publiquement notre vision de la culture : c’est la plus belle manière de créer des ponts, et cette exposition ira ensuite à Shanghai, à Pékin et au Louvre Abu Dhabi, qui est un des plus beaux, et surtout l’un des plus importants de partage de la culture au monde aujourd’hui pour moi." Thomas Kaplan

Eliezer et Rebecca au puits , vers 1645, Ferdiand Bol, donnée au Louvre par Thomas Kaplan
Eliezer et Rebecca au puits , vers 1645, Ferdiand Bol, donnée au Louvre par Thomas Kaplan

En rendant disponibles aux musées du monde entier les œuvres de sa collection, Thomas Kaplan, s’affirme comme un acteur à part dans le marché de l’art. En plus des œuvres prêtées pour cette exposition, il a également prêté une Jeune Fille jouant du Virginal au Louvre pour son exposition Vermeer, toile qu’il a à peine eu le temps de voir lui-même et qu’il a presque découvert en même temps que le grand public lors du vernissage hier. Thomas Kaplan a par ailleurs officiellement fait donation au Louvre d’un grand format de Ferdinand Bol, l’un des plus brillants élèves de Rembrandt, « Eliezer et Rebecca au puits », qui vient compléter la collection du département hollandais du musée parisien. Il sera l’invité d’Olivia Gesbert ce vendredi dans La Grande Table.

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