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Cinéma de patrimoine: l'engouement français

5 min
À retrouver dans l'émission

Au cours des quinze dernières années, les rééditions et les films restaurés envahissent les salles françaises et l'actualité du cinéma. Après avoir été un marché de niche et d''initiés pendant des années, le cinéma de patrimoine a enfin la place qu'il mérite, mais ne risque-t-on pas la saturation?

Dimanche s’est achevé à Lyon le festival Lumière à Lyon crée en 2009, pur mettre à l’honneur les grands classique. Le clou du festival a été la remise du prix Lumière à Catherine Deneuve et l’avant-première du film de Régis Warnier, Indochine, sorti en 1992 , qui ressort en salles en copie restaurée. Cette ressortie en salles d’Indochine est emblématique de ce phénomène d’engouement pour le cinéma du patrimoine. Le marché, confidentiel et limité aux cinéphiles du quartier latin et aux cinémathèques pendant des années, a explosé. Et arrive peut-être même à saturation, selon certains, avec certaines semaines quatre ou cinq rééditions en salles. Jean-Fabrice Janaudy dirige Acacias Films , un distributeur spécialisé notamment dans le cinéma de patrimoine, et exploitant à Paris du cinéma le Max Linder. Selon lui ce phénomène s’explique par l’arrivée sur la marché de plusieurs acteurs qui ont repris les codes des sorties de films récents pour l’appliquer aux classiques, avec nouvelles affiches et nouvelles bande-annonce, conquérant ainsi un public plus large. Cela va de pair avec la nécessaire numérisation des films tournés avant l’ère du numérique, qui donne souvent lieu à une restauration de qualité, avec une promesse lors de la sortie en salles : voir le film comme on ne l’a jamais vu.

Mais la question se pose de savoir si le marché n’est pas arrivé à saturation. A-t-on vraiment besoind e revoir Indochine, sorti il n’y que « 25 ans » et qui reste facile à trouver en DVD ? Le public peut-il encore choisir entre les très nombreuses rééditions qu’on lui propose, et a-t-il l’occasion de redécouvrir véritablement des films oubliés ? Séverine Wemaere a dirigé Fondation Technicolor pour le Patrimoine du Cinéma et dirige aujourd’hui une ONG, Mémory , qui défend la préservation du patrimoine cinématographique et travaille a sauver le patrimoine asiatique, le plus souvent perdu ou oublié. Elle a créé en Asie, le Memory Film Festival, qui se tient cette année du 4 au 13 novembre à Rangoun en Birmanie, et qui permet au public asiatique de découvrir le patrimoine cinématographique occidental mais aussi de redécouvrir le sien propre.. Pour elle, cet intérêt croissant pour la mémoire cinématographique, même s’il génère quelques embouteillages ne peut être que positif .

A redécouvrir le Pixel de Catherine Pétillon consacré aux films restaurés.

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