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Le nouvel opus de "Pirates des Caraibes" qui doit sortir le 24 mai aurait été piraté par des hackers

Disney piraté: les géants hollywoodiens vulnérables face aux cyberattaques

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Disney a révélé cette semaine que l'un de ses films phares de 2017 a été piraté et qu'il fait l'objet de chantage de la part de hackers. Plus tôt dans le mois, Netflix avait dû aussi faire face au même type de piratage, mais avait refusé de s'y soumettre.

Le nouvel opus de "Pirates des Caraibes" qui doit sortir le 24 mai aurait été piraté par des hackers
Le nouvel opus de "Pirates des Caraibes" qui doit sortir le 24 mai aurait été piraté par des hackers Crédits : Disney

Le patron de Walt Disney Bob Iger a fini par reconnaitre lors d’une réunion cette nuit une réunion à New York avec des employés d’ABC, la chaîne de télévision du groupe, que des pirates informatiques auraient réussi à voler un film inédit, du studio, et demandent "une énorme rançon". Il n'a pas révélé quel film aurait été volé mais a affirmé que le géant du divertissement refuse de se plier au chantage, et qu’il collabore avec la police fédérale.Le studio, qui cartonne en ce moment avec son films « Les gardiens de la Galaxie en tête du box office depuis des semaines, aux Etats Unis et en Europe a un agenda chargé pour cette fin 2017, avec plusieurs suites de matière franchise très attendus. Selon le site internet spécialisé Deadline, qui ne dit rien de ses sources, le film "piraté" serait le nouveau volet de la saga des "Pirates des Caraïbes", qui doit sortir sur les grands écrans le 26 mai. D'autres sources parlaient plutôt des nouvelles aventures de Flash McQueen, le célèbre personnage de Pixar, qui doit sortir en juin. Tout ce que l’on sait, c’est que là encore les pirates informatiques ont demandé à être payés en Bitcoin, une monnaie virtuelle qui garantit un parfait anonymat et ils ont menacé de montrer d'abord 5 minutes du film volé et ensuite 20 minutes, si la rançon n'était pas payée. On ignore exactement quelle est la nature du piratage, amis elle ne serait pas de la même nature que celle qui touche plusieurs milleirs d’entreprise dans le monde.

Le réseau Netflix a lui aussi fait l’objet d’une attaque en début de mois, mais a préféré l’ignorer

Netflix n’a pas voulu payer la rançon réclamée par The Dark Overlord, un hacker (ou un groupe de hackers) qui assurait détenir la saison 5 de "Orange is the New Black" que le service de SVOD devait dévoiler au complet le 9 juin. Netflix a refusé de verser la somme exigée, les 10 épisodes de cette nouvelle saison sont donc apparus dans les heures suivantes sur l’internet interlope, disponibles en streaming ou en téléchargement illégal. Netflix a expliqué qu’un studio de production utilisé par plusieurs producteurs avait été victime d’une faille de sécurité ; le ou les pirates auraient aussi également volé des séries et des films pas encore diffusés appartenant aux réseaux traditionnels de la télévision américaine comme Fox, ABC et National Iconography. On ignore quelle a été ou sera leur stratégie mais Netflix a refusé le chantage et a relativisé le piratage.

Les géants du divertissements inégaux devant le piratage

Ces attaques contre les géants hollywoodiens cristallisent en effet les différences de stratégie et de modèle économiques des différents acteurs : pour Disney, voir un film-évènement diffusé sur le net avant sa sortie en salles représente une catastrophe économique. Le réseau Netflix lui, est finalement, de par son modèle économiques, qui repose sur l’abonnement et le confort de l’usager, bien moins vulnérable. "Si vous êtes un fan de la série, et que vous avez un téléviseur de 50 ou de 70 pouces, vous voudrez la voir sur Netflix et attendre deux semaines de plus plutôt que la télécharger sur un site illégal." expliquait un cadre de Netflix début mai . En laissant calmement les hackers mettre leur menace à exécution, le site de SVOD envoie un message fort : cela ne sert à rien de nous pirater.

Le cauchemar du piratage de Sony Pictures en 2014 dans toutes les mémoires

Reste que les cyberattaques sont depuis 2014, l’une ces plus grandes menaces pour l’industrie du divertissement, traumatisée par le piratage de Sony cette année-là. Un groupe de pirates informatiques, le GOP, avait pénétré dans le système informatique de Sony le 24 novembre, volant et diffusant les données personnelles de 47 000 employés et tiers, dont des vedettes, des documents financiers, scripts, courriels. Certains mails entre les plus haut cadres de Sony avaient fait scandale, du fait de leur caractère parfois raciste (impliquant notamment le président américain Barack Obama) ou désobligeant envers des vedettes et des pointures du secteur. Cinq films du studio aveint aussi été mis en ligne. Les pirates exigeaient notamment que le studio renonce à diffuser la comédie parodique sur le leader nord-coréen Kim Jong-Un," L’interview qui tue!". Washington a attribué à Pyongyang l’attaque informatique massive, sans jamais que les pirates ne soient clairement identifiés.L'attaque avait conduit au limogeage de plusieurs cadres et considérablement affaibli le studio.

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