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Pasolini, Scampia4-Naples 2015 BR

Le Palais des Papes a Pignon sur rue

5 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal, de l’opéra baroque, un général napoléonien exhumé, des jeux vidéos en guerre, de la musique, et l’art de rue exposé au Palais des papes d’Avignon

Pasolini, Scampia4-Naples 2015 BR
Pasolini, Scampia4-Naples 2015 BR Crédits : ©Ernest Pignon- Ernest

Les parois des murs gothiques du Palais des papes sont couvertes depuis le 29 juin dernier des pochoirs, des dessins et des croquis d’Ernest Pignon Ernest, le modeste inventeur du street art. Celui qui dit ne pas faire des oeuvres en situations mais faire œuvre des situations a engagé ces 50 dernières années un travail autant poétique que politique à travers le monde. Ainsi se côtoient une pietà africaine et une pietà pasolinienne, l’une posée sur les murs de Soweto, l’autre debout à Scampia dans la banlieue de Naples. Pasolini et les poètes font partie intégrante des ses obsessions. L’italien n’est jamais loin de Rimbaud qui converse avec Artaud, Neruda, Darwich ou Genet.

Ses pochoirs en noirs et blanc dépeignent des situations quotidiennes et  Ernest Pignon Ernest, longtemps ignoré par les critiques d’art et les musées, touche désormais un grand public, avec qui il peut se souvenir des fusillés de la communes ou des pendus de la prison de St Paul à Lyon. L’Exposition Ecce Homo, “Voici l’Homme”, en référence à Ponce Pilate portant le Christ au Epines/ est en Avignon jusqu’en février 2020. 

La découverte du squelette du général Gaudin, un fidèle de Napoléon mort en 1812 pendant la bataille de Smolensk

C’est une histoire qui ferait blêmir Indiana Jones d’envie que raconte le point. D’abord, des fouilles menées sur un terrain de bataille où 14000 soldats sont morts dans des combats qui finirent souvent au corps à corps. Ensuite, une expédition qui mélange à l’équipe scientifique de l’archéologue Frédérique Lemaire “un ancien membre de la Légion proche de Jean marie le Pen” et un vétéran de la guerre en Afghanistan. Enfin, un terrain, à Smolenks, où s’accumulent sur le charnier napoléonien les cadavres de l’autre Grande Guerre Russe, celle menée contre les nazis. Ici, les uniformes des grognards se mélangent aux insignes SS et aux casques de l’Armée Rouge. Mort dans les bras de Napoléon après avoir été fauché par un boulet en descendant de son cheval, le squelette du Général Gaudin doit maintenant voyager en Allemagne pour y être étudié. 

Guerre commerciale entre États-Unis et Chine: l’impact des relations internationales sur l’industrie du jeu vidéo

La première industrie culturelle au monde est ébranlée par la guerre commerciale qui sévit entre les États-Unis et la Chine. Depuis que Donald Trump a augmenté unilatéralement les taxes sur les importations chinoises, les trois mastodontes du secteur : Sony, Nintendo et Microsoft se seraient décidés selon les Echos à cesser de produire leurs “consoles de jeux” en Chine, où se situe 90% de la production du secteur. Mario et ses amis refusent de payer de nouveaux droits de douane, et Nintendo a annoncé hier que sa nouvelle console serait produite au Vietnam. Une victoire pour les américains, qui apprécie la tournure que prend ce jeu politique, malgré la trêve momentanée décidée entre les deux pays à l’issu du dernier G20. 

Le Sénat a voté hier la création d’un Centre national de la musique, le CNM

Cela fait presque dix ans que l’on en parle, et le chantier devrait voir le jour en 2020. Le CNM devrait être l’équivalent du CNC, le centre national du cinéma, et rassembler les centres et fonds existants pour la musique. Il devrait être financé par une taxe sur les spectacles et constituer le moteur d’un nouveau rayonnement culturel, un "Soft Power" à la française

Sur la route des festivals : halte à Beaune, au festival international d’opéra baroque

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Le festival bourguignon est un festival de contre-ténor, ces voix éthérées et presque surhumaines qui évoquent les castrats, comme celle que vous venez d’entendre de Philippe Jaroussky chantant le larghetto Ombra mai fu. C’est aussi une rencontre qui met presque un point d’honneur à jouer du Haendel, allemand italien et anglais à la fois, dont trois oratorios seront joués cette année. Mais c’est aussi un festival où les chefs d’orchestre sont mis en avant et font leurs preuves. Ce week-end, trois rendez vous donc, le Dixit Dominus d’Haendel, le récital du contre-ténor Damien Guillon, et l’opéra de Lully Isis. 

Les rencontres de Beaune, jusqu’au 28 juillet.

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Les Rencontres d’Arles: la photo au service de l’écologie . Focus sur deux photographes exposés à la 50e édition des Rencontres d’Arles
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