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Trois mois après l'incendie qui a détruit le toit de la célèbre cathédrale.

Les enjeux des travaux de sécurisation de Notre-Dame

5 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal : des Léopards à Locarno, le plus grand festival de théâtre de rue au monde, et les travaux de la cathédrale Notre-Dame qui reprennent aujourd’hui.

Trois mois après l'incendie qui a détruit le toit de la célèbre cathédrale.
Trois mois après l'incendie qui a détruit le toit de la célèbre cathédrale. Crédits : Chesnot - Getty

Sécuriser le chantier de Notre-Dame

Suite aux risques d’une contamination au plomb, l’inspection du travail avait interrompu les travaux le 25 juillet. La préfecture a donné son feu vert pour un chantier avec de nouvelles conditions d’accès. Combinaisons, sas et douches de décontamination, la protection des ouvriers est renforcée. Ce sont les travaux de sécurisation qui commencent aujourd'hui. Avant de pouvoir restaurer et reconstruire, il faut d’abord retirer les débris, placer des filets de sécurité au-dessus et au-dessous des voûtes. Partiellement effondrées, on ne sait pas bien comment elles peuvent réagir. Le démontage de l’échafaudage est un casse-tête pour les ingénieurs : la chaleur a soudé la structure de 500 tonnes de métal. Son équilibre est précaire et menace l’édifice, mais on ne sait pas non plus à quel point il permet aussi de maintenir la stabilité de la cathédrale. La semaine dernière, le ministère de la culture déclarait que l’édifice n’était pas stabilisé entièrement et a ajouté que les travaux de reconstruction ne commenceront pas avant 2020. Car ce n'est que lorsque ces travaux de sécurisation seront achevés que l’on pourra enfin dresser un état des lieux - dans quels états sont les pierres par exemple - et donc définir les grandes directions et les choix de rénovation pour la cathédrale. Nous reviendrons plus longuement sur ces questions dans les Matins d’été, ce mercredi avec notre invité Didier Durand, coordinateur du chantier de Notre-Dame. 

Le Palmarès du 72e festival de Locarno

Le 72e festival de Locarno en Suisse s'est achevé samedi avec la remise de ses récompenses, ses Léopards. L’événement est l’un des plus grands festivals de cinéma d’Europe : 246 films ont été présentés, entre cinéma grand public et films audacieux à la marge de l’industrie du 7e art. Le Jury, présidé cette année par la réalisatrice Catherine Breillat, a doublement récompensé un film : le Léopard d'or a été remis au film Vitalina Varela du portugais Pedro Costa, son 9e long métrage en 30 ans de carrière. Vitalina Varela est aussi le nom de son interprète et co-scénariste qui a remporté le prix de la meilleure actrice. Elle incarne une cap-verdienne de 55 ans qui arrive dans les bidonvilles de Lisbonne pour les funérailles de son mari. Lors de la remise, Catherine Breillat a salué "un film qui va entrer au patrimoine du cinéma mondial". 

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Autre film récompensé à Locarno : Baamum Nafi, du réalisateur sénégalais Mamadou Dia, prix du meilleur premier long métrage et Léopard d’or de la section Cinéastes du présent. 

Les spectateurs ont aussi voté : le prix du public a été remis au film de Boris Lojkine, Camille, sur la photographe de guerre Camille Lepage tuée en 2014  en République centrafricaine. Sortie prévue en France le 16 octobre. 

Et enfin, le Léopard d’honneur a été remis à une icône du cinéma de la contre-culture des années 70. L’américain John Waters, cinéaste du mauvais gout et de l’abject, on lui doit Pink Flamingos ou Polyester

La 34e édition du Festival international de théâtre de rue d'Aurillac

On revient en France pour prendre la route des festivals. Aujourd’hui, on s’arrête dans le Cantal pour le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac. La 34e édition commence mercredi et se tient jusqu’à samedi. En tout, pendant cinq jours, la ville reçoit plus de 600 compagnies, ce qui représente un peu plus de 1 000 représentations par jour ; dans le monde, il n’y a pas d‘équivalent. Il y a des classiques, comme La Mélancolie des Dragons du dramaturge Philippe Quesne, mais aussi des troupes qui montent, comme la compagnie Erd’O, menée par la metteuse en scène Edith Amsellem. Elle présentera J’ai peur quand la nuit sombre. Une pièce qui se joue au crépuscule, dans des parcs ou dans les forêts. J’ai peur quand la nuit sombre est une adaptation du Petit chaperon rouge interdite au moins de 12 ans avec un chaperon armé d’un fusil, qui dit non. En invitant ses spectateurs à suivre les personnages de son choix, la pièce montre comment le théâtre de rue peut se distinguer d’un théâtre traditionnel. Edith Amselem s’est spécialisée dans les espaces non dédiés au théâtre, elle nous explique pourquoi ces spectacles ne peuvent pas être imaginés sur des planches. 

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