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So Long My Son, de Wang Xiaoshuai, en salles le 3 juillet 2019

Mercredi Cinéma : So long my son, Rojo, et Jim Jarmusch

5 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal, une basilique sacrée, de la danse, et des films en ce jour de sortie en salles…

So Long My Son, de Wang Xiaoshuai, en salles le 3 juillet 2019
So Long My Son, de Wang Xiaoshuai, en salles le 3 juillet 2019

La sortie aujourd'hui de So Long My Son, double prix d'interprétation à la Berlinale

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Tout commence en 1975, au bord d’une rivière, autour d’un jeu d’enfant qui tourne au cauchemar. Au gré des ellipses spatio-temporelles qui s’étendent sur trois générations et évoluent du nord au sud de la Chine, le film qui avait fait sensation à la Berlinale explore, à partir de l’intime, les trois décennies de la politique de l’enfant unique, en place de 1975 à 2015. Le destin de Liyun et Yaojun, couple d’ouvriers heureux au début du film, suit celui de la Chine contemporaine. On y croise des karaokés, des bals ouvriers, beaucoup d’intérieurs et d’appartements magnifiquement filmés, on y sent l'omniprésence du Parti Communiste, et la violence de la modernité totalitaire. À travers le ballottement de Liyun et Yaojun, So Long My Son, au revoir mon fils, aborde une histoire loin d'être terminée. 

Autre histoire explorée au cinéma ce mercredi, l’Argentine, à la veille du coup d’État de 1976

Nous sommes aussi en 1975 mais en Argentine cette fois-ci. Rojo est le troisième long métrage de Benjamin Naishtat, réalisateur passé par le Fresnoy. C’est l’histoire du pourrissement d’une société, juste avant qu’un coup d’état plonge le pays dans la terreur. L’histoire d’une bourgeoisie qui ferme les yeux sur des disparitions de plus en plus suspectes, et où se mêlent petits profits délinquants et répression politique. Le film tourne au duel au bord d’un désert qui évoque le silence et l’absence de tout espoir. Un western version seventies présent à Cannes dans la Sélection ACID, en ce moment au festival du film de la Rochelle. 

Jim Jarmusch dans une rétrospective en partenariat avec France Culture

Les six premiers films du cinéaste américain ressortent en salles dans une rétrospective partielle, en partenariat avec France Culture. L’occasion de se replonger dans des bandes sons mythiques, des dialogues lunaires et des personnages atemporels. L’occasion aussi de recroiser la famille Jarmusch : Johnny Depp, Neil Young, Tom Waits, Winona Ryder ou Roberto Benigni. Tous, peut être, à leurs sommets. 

La Basilique de la Nativité, retirée hier de la liste du patrimoine mondial en péril de l’Unesco

Haut lieu saint de la tradition chrétienne, bâti sur l’endroit où Jésus serait né, la basilique fait peau neuve depuis 2013. 

Au terme d’un accord historique entre l’Autorité palestinienne d’un côté et les Églises Orthodoxe, Catholique et Arménienne qui administrent la basilique de l’autre, la toiture puis les mosaïques en ont été restaurées. Érigée au IV siècle par l’empereur Constantin, premier empereur romain à s’être converti au christianisme, la Basilique est située au cœur de Bethléem, en Cisjordanie occupée. Un enjeu patrimonial et politique donc pour l’État Palestinien, membre de l’Unesco depuis 2011. 

Le comité du patrimoine mondial de l’Unesco est réuni à Bakou en Azerbaïdjan jusqu’au 10 juillet.

Sur la route des festivals... Montpellier Danse 

Montpellier danse avance dans sa trente-neuvième édition d’un pas serein avec un grand retour, celui de William Forsythe sur les scènes européennes. Sur une musique de Rameau, le chorégraphe revient jusqu’à vendredi dans une mise en scène dépouillée de tout artifice où se mélangent les balancés classique et les cadences rapides du Hip-hop. Quiet evening of Dance porte bien son nom, une tranquille soirée de danse où Forsythe montre son art du Ballet à l’état pur. 

Autre événement de ce festival, c’est l’hommage à Merce Cunningham. Le légendaire danseur et chorégraphe New-yorkais, immense théoricien de la danse contemporaine, aurait eu 100 ans cette année. L'occasion également de revenir sur la "Grande Pomme", berceau de la création contemporaine. Angelin Prejlocaj et Anne Theresa de Keersmaker présenteront également de nouvelles créations. Montpellier Danse, jusqu'au 6 juillet 2019.

Chroniques

8H35
21 min

L'Invité(e) culture

Bouchra Jarrar, de Lanvin à la photographie
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