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Charlie Chaplin, en costume de Charlot sur un tournage, 1935.

Mercredi Cinéma : Charlie Chaplin et Les enfants de la mer

5 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal, un kimono, des marionnettes, et des films en ce jour de sorties et de ressorties en salles

Charlie Chaplin, en costume de Charlot sur un tournage, 1935.
Charlie Chaplin, en costume de Charlot sur un tournage, 1935. Crédits : Bettmann

Rétrospective anniversaire d’abord pour fêter les 130 ans de Charlie Chaplin, revisité avec 10 de ses 11 longs métrages partout en France

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Il y a tout dans le cinéma de Charlie Chaplin et de son personnage Charlot. De la comédie physique, de la retenue mélancolique, une approche poétique de l’absurde et de la violence des Hommes, une croyance authentique en l’amour, un engagement humaniste, de l’excentricité. La liste pourrait être longue. Mais il y a aussi tout le cinéma dans le cinéma de Chaplin. Du mouvement, du rythme, des plans séquences, un dialogue constant avec le spectateur, une attention particulière à la musique. 

Perfectionniste fou qui improvisait sur ses plateaux, Chaplin-Charlot pouvait exiger 50 prises par plan pendant ses tournages.  Le résultat est là, des films toujours aussi évocateurs aujourd’hui. Charlie est mort, vive Charlot ! En octobre, la Cité de la Musique lui consacrera une exposition à Paris.

Autre ressortie du jour, Les aventures de Rabbi Jacob

Le film au presque 8 millions d’entrées ressort dans une version restaurée.

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Sorti en 73 pendant la Guerre du Kippour, c’est l’histoire de Victor Pivert, ce personnage réactionnaire qui par une série de quiproquo prend la place d’un rabbin new-yorkais très attendu par la communauté juive du Marais.

Mais Rabbi Jacob c’est surtout Louis de Funès, ses grimaces et ses contorsions en tout genre. Comme Charlot pour Chaplin, De Funès a son totem : l’archétype d’un "français moyen" impulsif, médiocre et râleur, sûr de son bon droit. Dès les années 1960, un “film De Funès” devient un genre en soi et incarne la comédie populaire. Mais elle n’est pas du goût de tous. La grande Exposition de Funès à la Cinémathèque Française prévue pour le printemps 2020 a suscité la polémique, la revue Transfuge dénonçant une posture “bien-pensante”, et un honneur injustifié. Une bataille rangée qui met la comédie en question. De Funès doit-il s’élever au rang sacré de la Culture Légitime? Une question en suspens alors que le 31 juillet un Musée de Funès ouvre ses portes à Saint-Raphaël dans le Var.

Autre sortie de ce mercredi, Les enfants de la mer 

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Pour tous ceux qui ne sont pas encore à la mer justement, pour tous les rêveurs pour tous les amateurs d’animation, le film de Ayumu Watanabe est une fable aquatique sur l’origine du monde qui met en scène Ruka, une jeune fille qui entreprend un voyage initiatique pour retrouver Uni, ce garçon capable de communiquer avec les êtres des océans. Un univers vibrant rempli de couleurs et d’animisme. 

La résolution de l’affaire Kimono par la star des réseaux Kim Kardashian

Kim Kardashian, accusée d'appropriation culturelle pour sa marque Kimono
Kim Kardashian, accusée d'appropriation culturelle pour sa marque Kimono

La milliardaire Kim Kardashian a dû tomber de son trône lorsqu'elle a lancé sa marque de lingerie le 25 juin. En jouant sur son prénom Kim et sur le mot kimono, une robe traditionnelle japonaise en forme de "T" apparue au XVIIe siècle, KKW (c’est son surnom) pensait faire mouche. Et bien non. Accusée d’appropriation culturelle, elle a dû fait marche arrière et donner son mea culpa dans le très sérieux Wall Street Journal qui ouvrait sa première édition entièrement en ligne avec la star. 

Que ce soit un tableau représentant un épisode de la lutte des droits civiques (Open Casket (2016) de Dana Schutz), la marque Quechua de Décathlon ou des mannequins portant des coiffes indiennes lors d’un défilé, l’utilisation du vestiaire ou des symboles d’une culture “minoritaire” fait énormément débat. L’anecdote mérite la réflexion: elle pose la question d'une domination culturelle tirant profit d'un patrimoine d’une part, et des limites du métissage et de la création de l’autre. La star au 143 Millions d’abonnées l’a appris à ses dépends. 

Sur la route des festivals : Récidives, ainsi font les marionnettes. 

Festival Récidives
Festival Récidives

Les récits en marionnettes et autres formes animées de Dives sur mer en Normandie ouvrent leurs portes aujourd’hui. Cette année le festival donne place à “l’à côté”, au monstrueux, à ce qui est hors-normes. L’occasion de prendre un chemin de traverse pour se rendre dans un pays merveilleux peuplé d’ombres projetées, d’extraterrestres, de radio libres en lutte et d’envols poétiques. Autant d’objets d’un cabinet de curiosité. Récidives, jusqu'au 13 juillet. 

Chroniques

8H35
22 min

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