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Jean Pierre Mocky -sur le plateau de "Tout Le Monde Déguste"

Jean Pierre Mocky, 75 ans de cinéma

5 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal : un justicier masqué, du jazz au féminin, et le décès hier du cinéaste Jean-Pierre Mocky à l’âge de 90 ans.

Jean Pierre Mocky -sur le plateau de "Tout Le Monde Déguste"
Jean Pierre Mocky -sur le plateau de "Tout Le Monde Déguste" Crédits : Eric Fougere - Getty

Artiste prolixe, en 75 ans de carrière il a tourné 112 films et téléfilms confondus. En 1946, il obtient son premier rôle dans Vive la Liberté, un titre prémonitoire car Mocky a pris la liberté d'exercer tous les métiers du 7e art : acteur, réalisateur, producteur, scénariste, monteur, exploitant, directeur de casting. Un parcours hors normes dans l’histoire du cinéma français. Après sa première réalisation et son premier succès, Les Dragueurs à l’âge de 26 ans, Mocky tournera vite et beaucoup, avec une cadence parfois de 3 à 4 films par an. "Le goût du tourner vite" : ça lui vient d’Hitchcock écrit-il. Il lui faut seulement 12 jours pour réaliser Le Glandeur. Pour reprendre les mots de son fils, le metteur en scène Stanislas Nordey, ce sont "des films d’artisan-bricoleur". Une filmographie satirique, très critique sur la société et sur ses institutions, avec un regard souvent désabusé, parfois burlesque. On a beaucoup dit que Jean-Pierre Mocky était le "franc-tireur" du cinéma français.

Politiquement incorrect, dans les années 90 il a plus de mal a diffuser ses films. Mais M le Mocky ne sera pas maudit… Qu’à cela ne tienne ! Le réalisateur deviendra l’incarnation même d’un cinéma libre et indépendant. Il s’autoproduit et contourne les grands groupes de distribution. Il reprend la salle de cinéma le Brady à Paris, puis Le Desperado. Il y diffuse ses films et ceux de ses copains. A la question "Pourquoi ce nom, le Desperado ?", il répond : "Parce que, les films diffusés y sont comme des chiens abandonnés".

Zorro : cent ans de cape et d'épée

L'un des plus célèbres justiciers masqués célèbre aujourd'hui son centenaire. Avant de faire les grandes heures de la télévision en noir et blanc, avant d’être chanté par Henri Salvador, d’être incarné par Antonio Banderas et Alain Delon, le 9 août 1919, l’Américain Johnston McCulley publie pour un pulp magazine la première aventure de ce héros qui signe d’un Z. Le succès est immédiat : Zorro est tout de suite adapté par le cinéma muet. Ce héros de fiction - icone mondiale de la pop culture - est un archétype : Don Diego de la Vega est considéré comme l’un des pionniers de la culture des super-héros. 

La 21e édition de "Parfum de Jazz"

La 21e édition de Parfum de Jazz, dans plusieurs commune de la Drôme, commence ce week-end et se tient jusqu'au 26 août. La Drôme prendra des allures de Bayou avec cette édition particulière car il s'agit d'une programmation exclusivement féminine, dans ce milieu du jazz plutôt réputé pour être masculin. Le 15 août, la tête d'affiche Cécile McLorin Salvant -  "Voix de l’année" aux Victoires du jazz 2018 - sera en concert. Le 12 août, le festival reçoit l’une des plus belles voix du jazz en France : Cécil L. Recchia. Avec son timbre velouté, elle est allée puiser dans la musique populaire de La Nouvelle Orléans. Le répertoire de New Orleans est tombé un peu dans l’oubli et en désuétude mais la musicienne lui offre une nouvelle amplitude vocale. Entretien avec la chanteuse. 

Chroniques

8H35
19 min

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Hommage à Jean-Pierre Mocky
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