LE DIRECT
Le bâtiment de la Fondation d'entreprise Louis Vuitton, dans le Jardin d'acclimatation, à Paris, France.

15 ans de mécénat culturel en France

6 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal : un festival qui tire des ficelles, une série documentaire qui vulgarise l’art contemporain, et les mutations du mécénat culturel en France.

Le bâtiment de la Fondation d'entreprise Louis Vuitton, dans le Jardin d'acclimatation, à Paris, France.
Le bâtiment de la Fondation d'entreprise Louis Vuitton, dans le Jardin d'acclimatation, à Paris, France. Crédits : (Photo by Jean-Marc CHARLES/Gamma-Rapho via Getty Images) - Getty

15 ans de mécénat culturel en France

Hier, le ministère de la culture fêtait les 15 ans de la loi du « 1er août 2003 » dite « loi Aillagon ». L’objectif de cette mesure : encourager le mécénat culturel par une exonération fiscale  très attractive avec réduction d’impôt de 66 %. En 2003, en France, la culture du mécénat était quasi absente. La fondation Cartier à Paris faisait figure d’exception.  On écoute à ce propos le sculpteur César en plein vernissage :  

15 ans plus tard objectif réussie ! Aujourd’hui, 14 % des entreprises françaises sont mécènes. Avec du mécénat sous toutes ses formes pour financer le spectacle vivant, le patrimoine, les rénovations ou nouvelles acquisitions pour les musée. Le mécénat aura aussi bouleversé le paysage et la géographie des centres d’art en France. On a assisté à une éclosion assez spectaculaire de nouveaux lieux et de nouvelles fondations.  En une année par exemple, on a vue naître : Lafayette anticipation à Paris, la fondation Carmignac à Porquerolle, Martell à Cognac, bientôt la Fondation Luma à Arles, et pour l’île Seguin à Paris, celle du président d’Emerige, Laurent Dumas. La France est bel et bien le nouvel eldorado des fondations.  Alors pour les créateurs contemporains, ce sont des soutiens supplémentaires. Pour les entrepreneurs ou pour les banques-  outre le fait de payer moins d’impôts- c’est  aussi une façon de donner à leur argent une dimension philanthropique. 

Le mécénat participe aussi à l’image de marque de l’entreprise.  Un exemple récent : pour l’arrivée des JO en 2024, le Grand Palais s’apprête à être entièrement rénové. L’entrée principale du musée s’appellera "l’entrée Gabrielle-Chanel". La marque a reversé 25 millions pour ce projet. Avec le recul des subventions de l’état, l’argent privé est de plus en plus présent dans les institutions publiques.  

Le mécénat est doublement encouragé par le ministère. Depuis 2017, il organise la remise d’un prix du mécénat culturel "Un projet, un mécène" et hier il a annoncé la création d’ici la fin de l’année de "Rencontres du mécénat culturel" afin de mieux se projeter dans les années à venir.  On ne peut pas faire la comparaison avec les Etat-Unis, qui sont dans un système culturel qui ne repose que sur les initiatives privées. Néanmoins le tout-mécénat vers lequel la France semble s'orienter, pose la question d'une privatisation progressive intégrale du monde culturel.  

Les 30 ans de MIMA, le Festival international de la marionnette

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L’art de la marionnette a heureusement bien changé. C’est ce que donne a voir à partir d’aujourd’hui le Festival international MIMA à Mirepoix et Lavelanet, en Arriège. C’est un des événements précurseurs dans le secteur : il fête ses 30 ans. Et en 30 ans le théâtre de la marionnette n’est plus cantonné au jeune public. Il a été reconnu comme une forme artistique et il connaît un renouveau formel et esthétique. Cette année une centaine de représentations sont prévues, avec le plus souvent des spectacles hybrides et un fil rouge : le transhumanisme.  Rien moins que 25 compagnies sont attendues jusqu'à dimanche

LIVE ART: la nouvelle série documentaire d'Arte

Je voulais vous parler d’une nouvelle série de documentaires, diffusée à partir de ce dimanche sur Arte. L’excellente série « LIVE ART » est proposée par Hans Ulrit Obricht, l’un des plus brillants commissaires d’exposition de sa génération. 8 épisodes de 26 minutes donnent la parole aux grands artistes de notre époque. La série donne a comprendre les courants artistiques de ces dernières années et offre également des clés de lecture sur les nouveaux enjeux de l’art actuel.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

La question de l’éphémère est au cœur de cette série documentaire. Si les années 60 commencent à dématérialiser l’œuvre d’art, avec l’arrivé de la performance ou de l’art conceptuel, les années 2000 amplifient cet élan : les artistes travaillent avec le temps et sur la notion même du temps. Quelques mots du commissaire :  

"Ça nous paraissait urgent de réaliser cette série. Il y a vraiment un manque de films sur les expositions à travers le 20e siècle, c’est devenu un medium central. Les artistes pensent ce medium, utilisent l’exposition pour créer et penser des œuvres. Il existe des documentaires sur les artistes mais il existe très peu de films sur les expositions et avant tout sur les exposition contemporaines. Il était important de documenter et de créer cette mémoire de l’exposition .  

"LIVE ART" c’est à partir du dimanche sur Arte et  c’est aussi a retrouver sur le site internet d’Arte jusqu’en septembre.

Chroniques

7H38
19 min

L'Invité des Matins d'été (1ère partie)

Climat : l'économie brûlera-t-elle ?
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......