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 Marina Cicogna, Paolo Baratta et Alberto Barbera à la conférence de presse de la 75ème édition de la Mostra de Venise.

La parité en question à la Mostra de Venise

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Au menu de ce journal : de la poésie sous un arbre, un hommage à l’une de nos plus grandes actrices et la parité en question à la Mostra de Venise.

 Marina Cicogna, Paolo Baratta et Alberto Barbera à la conférence de presse de la 75ème édition de la Mostra de Venise.
Marina Cicogna, Paolo Baratta et Alberto Barbera à la conférence de presse de la 75ème édition de la Mostra de Venise. Crédits : Ernesto S. Ruscio - Getty

La parité en question à la Mostra de Venise

La plus ancienne compétition de films et l’une des plus prestigieuses, la Mostra de Venise s’apprête à inaugurer sa 75ème édition le 29 août. Sa sélection fait débat : pour la compétition officielle, le directeur artistique Alberto Barbera a sélectionné 21 longs métrages. Sur les 21, un seul est réalisé par une femme. Il s'agit de The Nightingale, de l’australienne Jennifer Kent.

Une lettre ouverte signée par de nombreuses associations - européennes et internationales - dénoncent cette absence de réalisatrices ainsi que les déclarations de son directeur. Alberto Barbera avait dit se fier, je cite : "à la qualité du film et pas au sexe du réalisateur" avant d’ajouter "si on impose des quotas, je démissionne".  

Les signataires de cette lettre précisent que sur les 1500 films proposés pour la sélection, un tiers avait été réalisé par des femmes. La lettre parle d’un dysfonctionnement du secteur audiovisuel, en amont dès la formation : elle rappelle que les femmes représentent 50% des étudiants en cinéma. Selon les signataires, l’une des réponses se trouverait dans les festivals et leur travail de mise en valeur. En mai dernier ce même problème avait déjà été soulevé par un autre grand festival :

à l’issue du festival, la ministre de la Culture Françoise Nyssen s’était d’ailleurs engagé à créer un fond d’aide pour soutenir les jeunes réalisatrices. Le 14 mai, le festival de Cannes et ses sections parallèles devenaient les premiers signataires d'une charte en faveur de la parité femmes-hommes dans les festivals de cinéma. Pour revenir à Venise, la lettre ouverte se termine par cette déclaration : "les quotas aident à élargir le spectre des candidats. Nous savons qu'en mettant la diversité sur la table, nous offrons plus et non pas moins de choix".

Pas de réponse de la direction de la Mostra, mais le débat reste ouvert.

La ville d’Angers rend hommage à Jeanne Moreau

Le 31 juillet, on commémorait les un an de la disparition de Jeanne Moreau. L’actrice va avoir une rue à son nom dans la ville d’Angers. L’actuelle rue Claveau va être rebaptisée. C’est là où se trouve le cinéma Les 400 coups et là où se déroule depuis 31 ans le festival de cinéma "Premiers Plans" d’Angers, le festival consacré aux premiers longs métrages des jeunes cinéastes. C’est un hommage à l’immense carrière de l’actrice - riche de 147 films mais aussi un hommage à son engagement pour le 7ème art. On le sait moins mais Jeanne Moreau était aussi très active dans le soutien à la création cinématographique.  Elle a notamment présidé le jury du festival  "Premiers plans" pendant plus de 12 ans et a également créé en 2005 les "Ateliers d’Angers", événement qui aide les jeunes cinéastes européens à réaliser leurs premiers films. Les Ateliers d'Angers commence demain et pour l’inauguration officielle de la rue Jeanne Moreau : rendez-vous le 28 août prochain à Angers. 

La 27ème édition des Lecture sous l'arbre

On continue de prendre la route des festivals pour Cheyne, entre l’Ardèche et la Haute-Loire, pour se poser sous un arbre, à 1000 mètres d’altitude sur le plateau Vivarais-Lignon et écouter de la poésie contemporaine. Le festival des "Lectures sous l’arbre" a commencé hier. Les poètes sont au rendez-vous de cette 27ème édition. Avec au programme : des lectures par l’acteur Denis Lavant, des balades-découvertes sur les pas de Francis Ponge et d’Albert Camus. Les deux écrivains ont séjourné dans la région. La manifestation a la particularité de contredire l’image élitiste de la poésie et de la rendre vivante et accessible. Jean-François Manie, le directeur du festival, nous explique sa recette et ses choix de lectures.  

Après quand on écoute un texte, on subit la vitesse de la lecture, il faut faire attention au texte choisi, abstrait un texte peut-être plus difficile à absorber. Ce n’est pas une recette, mais je fais attention au texte qui laisse le temps de la résonance que le spectateur puisse assimiler le texte et le ressentir. 

Parmis les textes choisies, il y ceux de la poésie iranienne. L'Iran est l’invité d’honneur cette année. Alors ce n’est pas seulement avec l’immense héritage de la poésie perse, mais aussi avec les poètes aujourd’hui. Des auteurs seront présents pour lire eux-mêmes leur texte, dont Rezâ Sâdeghpour, poète iranien de la fugacité et de l’éphémère lira des extraits de son recueil "Bris lent des bouteilles" publié en aux éditions Cheynes en juillet dernier. 

Le festival des "Lectures sous l’arbre", ce sont des lectures, des spectacles, mais aussi un cycle de cinéma iranien, jusqu’au 25 août. 

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