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Jared Leto a gagné un Oscar pour son rôle de transsexuel dans Dallas Buyers Club

Scarlett Johansson et la controverse Dante "Tex" Gill

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Au menu de ce journal aujourd’hui : le rendez-vous des arts de la rue, de la couleur et du soleil avec Nicolas de Staël, et la controverse autour de Scarlett Johansson.

Jared Leto a gagné un Oscar pour son rôle de transsexuel dans Dallas Buyers Club
Jared Leto a gagné un Oscar pour son rôle de transsexuel dans Dallas Buyers Club Crédits : Kevin Winter / Employé - Getty

Scarlett Johansson dans la peau de Dante "Tex" Gill ?

Revenons sur cette polémique qui enflait depuis 2 semaines. L’actrice avait accepté le rôle principal du prochain film de Rupert Sanders, Rub and Tug, un biopic sur Dante "Tex" Gill , le criminel transgenre des années 70. A la suite de vives critiques, l’actrice vient de renoncer au projet. Sur les réseaux sociaux, la communauté LGBT et les acteurs transgenres avaient protesté, déclarant qu'il revenait à l'un d'entre eux d'incarner ce rôle.

L’an dernier, l’Américaine avait interprété pour Ghost in the Shell une héroïne japonaise, et avait été accusé de faire du whitewashing. Le whitewashing, c’est cette pratique qui consiste à grimer un acteur blanc plutôt que de choisir un acteur correspondant à l'origine ethnique du personnage. Une vieille tradition à Hollywood qui est dénoncée depuis peu.

La controverse prend place dans les actuelles questions de visibilité et de représentation des différentes communautés au cinéma. Pensons au succès de Black Panther, le super-héros noir de Marvel.  

Autre signe de l’effervescence militante sur ces questions : quand en 2013 Jared Leto recevait un oscar pour son interprétation de transgenre pour Dallas Buyers Club, cela n’avait provoqué aucune polémique.

Il est vrai que les transgenres sont peu représentés dans le 7e art et que les acteurs trans sont rares à percer. Mais ce débat autour de Rub and Tug marque peut-être un tournant.

Ce débat est central en ce moment au festival d’Avignon. Les questions de genre et de trans-identité parcourent toute la programmation de cette 72e édition. 

Nicolas de Staël, un peintre en Provence

Nous sommes en 1954, le peintre français Nicolas de Staël connaît enfin le succès. Il vient d'acheter une propriété dans le Vaucluse : l’artiste est tombé éperdument amoureux de la Méditerranée, et de Jeanne Polge, sa nouvelle muse. Pressé par son galeriste new-yorkais, il peint en l’espace d’un an, plus de 250 tableaux. En 1955, alors qu’il n’a que 41 ans, l’artiste se suicide à Antibes.

C’est cette année d'une intense créativité qui fait l'objet d'une très belle exposition en ce moment à l'hotel de Caumont à Aix-en-Provence. Sur les 250 toiles de 1954-1955, l’exposition en a rassemblé 71 de cet artiste majeur. Cette courte période a été charnière dans sa peinture. Ses œuvres sont toujours à la frontière de l’abstraction et de la figuration, mais on le découvre ici en paysagiste virtuose. Des rouges carmins, des jaunes puissants, des oranges profonds : le peintre change de palette et ose la couleur pure. Il veux représenter la lumière du sud, l’émotion qu'elle suscite et cherche le dépassement de sa propre peinture. "Il faut beaucoup travailler" écrivait-il. Éternel insatisfait, son suicide fera de lui un archétype de l’artiste romantique.

Nicolas de Staël, Agrigente, 1954, huile sur toile, 60 x 81 cm, collection privée/Courtesy Applicat-Prazan, Paris
Nicolas de Staël, Agrigente, 1954, huile sur toile, 60 x 81 cm, collection privée/Courtesy Applicat-Prazan, Paris Crédits : © Adagp, Paris, 2018, photo : © Comité Nicolas de Staël

Création et espace public à Chalon-sur-Saône

Aujourd’hui direction Chalon-sur-Saône : le festival Chalon dans la rue commence demain. C’est une manifestation qui existe depuis 32 ans et c’est l’un des festivals de théâtre de rue les plus importants au monde. L’événement attend 150 compagnies et plus de 250 000 personnes. Au programme : des spectacles sous différentes formes, en déambulation dans la ville et même dans des TER. A noter : le festival s’ouvre sur le street-art et sur l’art de la performance, et notamment avec une pépite : celle de la funambule Johanne Humblet qui tient le pari de vivre sur son fil pendant 24h. Le festival rend compte de la vitalité et de la diversité du secteur tout en prenant le diapason de ses évolutions. 

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