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rétrospective OZU

Yasujirō Ozu en dix films

6 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de ce journal : une artiste-interprète qui chante en bambara, un léopard d’or en suisse, et les sorties en salles du jour.

rétrospective OZU
rétrospective OZU

Des amours impossibles à l'affiche ce mercredi

Mercredi cinéma, aujourd’hui sort le nouvel opus de "Mission Impossible" avec Tom Cruise. La grande table nous en parlera plus longuement demain à 12h45.

J’ai choisi de vous parler d’amour impossible avec deux films :

  • "Mario" du suisse Marcel Gisler

"Mario" du suisse Marcel Gisler est une romance sur fond d’homophobie. Le contexte : Mario, joueur professionnel de football tombe amoureux de Léon son nouvel équipier. C’est la première fois qu’un long métrage parle de l’homosexualité dans le milieu du football professionnel. Le sujet est bien l’objet d’un tabou : en 20 ans, pas un coming-out en première division. Ici, Marcel Gisler a fait un long travail documentaire pour réaliser cette fiction. Il montre le poids des sponsors et comment ces derniers pèsent sur la vie privée des joueurs de club. Le cinéaste souligne aussi qu’un footballeur professionnel "qui révèle son homosexualité prend le risque de diminuer sa valeur sur le marché". Il sera aussi question de ce film lors des GAY GAMES qui se tiennent à Paris dès samedi. L’évènement sportif et culturel promeut une plus grande tolérance dans le sport et organise des rencontres cinéma.

  • "Arythmie" de Boris Khlebnikov

On reste dans le drame amoureux avec les médecins urgentistes de "Arythmie", le nouveau film du cinéaste russe Boris Khlebnikov. Dans une ville provinciale, se dévoile les mécanismes et les dérives du système de santé en Russie. La rentabilité du temps de travail est appliqué aux urgentistes avec notamment une règle, celles des "20 minutes" : rejoindre le patient en vingt minutes, le soigner en vingt minutes, pas une de plus. Le film a été plusieurs fois récompensé et a remporté le prestigieux prix de la critique au festival d’Arras. 

Coté classique : la rétrospective du très grand cinéaste japonais Yasujirō Ozu. 10 films ressortent aujourd’hui en version restaurée. "Le Goût du riz au thé vert", "Fleur d’équinoxe", "Voyage à Tokyo" son chef-d’œuvre, ou encore son dernier film,"Le Goût du saké". Yasujirō Ozu a vécu de 1903 à 1963 et aura marqué l’âge d’or du cinéma japonais au XXème. Ses films ont un nom particulier au Japon, ça s’appelle des "Shomingeki" - shomin veut dire récit, geki c’est la vie ordinaire, la vie des petites gens. C’est ce qu’il l’intéressera toute sa vie. En une cinquantaine de films, il montre l'éclatement du modèle familial traditionnel et l’américanisation de la société japonaise.

En France, on l’a découvert assez tard, en 1978. Les diffuseurs pensaient que ces films n’intéresseraient pas le public occidental. Erreur ! Et Carlotta film -à qui l’on doit ces restaurations-  le prouve à nouveau.

La 71e édition du festival international de film de Locarno

Le festival de Cannes a sa palme d’or, la Mostra de Venise son Lion, la Berlinade son ours et le festival de Locarno son léopard. 

Consacré aux films d'auteurs, c’est l’un des plus vieux festivals de cinéma, il est en plein air et débute aujourd'hui. 15 films ont été sélectionnés dans la compétition officielle. Mais celui qui fait l’évènement de cette 71e édition, c’est le français Bruno Dumont.  Son dernier projet sera présenté en avant-première mondiale. Bruno Dumont, c’est le cinéaste à qui l’on doit ça :

La série "P'tit quinquin", l’immense succès d’Arte en 2014. Oui la saison 2 est très attendue. Elle s’appelle "Coin-Coin et les z’inhumains" et sera projeté sur la Piazza Grande de Locarno. Le réalisateur recevra également un Léopard d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Le festival de Locarno c’est jusqu’au 11 août, et pour la saison 2 du "P'tit Quinquin", rendez-vous en septembre sur Arte. 

la 41e édition de "Jazz in Marciac"

Je vous emmène à la 41e édition du festival "Jazz in Marciac" qui se poursuit jusqu'au 14 août. Le "JIM" pour les intimes, c’est l’un des rendez-vous phares des amateurs de jazz, tous les grands noms de la scène contemporaine y sont présents. Cette année, le JIM reçoit l’une des grandes voix du continent africain, la malienne Fatoumata Diawara : 

Auteure, interprète et compositrice, elle est aussi comédienne. C’est d’ailleurs le film multi-césarisé "Tumbuktu" en 2015 qui l’a révélé au grand public. Elle est en tournée actuellement avec son deuxième album "Fenfo" mélange de blues, de pop et de musique traditionnelle africaine. "Fenfo" en bambara ça signifie “quelque chose à dire”. Elle chante les migrations sud-nord et rappelle la beauté du Mali. Chanteuse militante, elle est aussi très engagée dans la lutte contre l’excision, qu’elle dénonce dès son premier album en 2011.

Fatoumata Diawara sera présente au festival "Jazz in Marciac" le mercredi 8 août. Le festival se terminera aussi avec une autre grande dame qui fait ses adieux à la scène : la chanteuse, militante et égéries des années 60, Joan Baez sera en concert, le 13 août à Marciac.

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