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Laurence des Cars, première femme à la tête du Musée d'Orsay

Laurence de Cars prend la tête du Musée d'Orsay, le marché de l'art en baisse de 22 %

4 min
À retrouver dans l'émission

Deux informations majeures dans le monde des arts: la conservatrice de renom Laurence des Cars, directrice du Musée de l'Orangerie devient la première femme à diriger le Musée d'Orsay. Et le marché de l'art continue de s'assainir, avec une baisse significative de 22% en 2016.

Laurence des Cars, première femme à la tête du Musée d'Orsay
Laurence des Cars, première femme à la tête du Musée d'Orsay

Laurence de Cars prend la tête du Musée d'Orsay

C’est l’une des dernières nominations importantes de la ministre Audrey Azoulay, et l’enjeu était de taille : trouver un successeur à Guy Cogeval, directeur salué de l’institution parisienne, qui quitte le paquebot Orsay, pour pendre la tête d’un nouveau Centre d’étude sur les nabis et le symbolisme. Et c’est donc Laurence des Cars, conservatrice générale du patrimoine reconnue, qui a été choisie et devient la première femme à occuper ce poste. Elle qui commencé sa carrière à Orsay avant de travailler y revient donc, après avoir été directrice scientifique de l’Agence France-Muséums dans les premiers temps du Louvre Abu Dhabi qu’elle a contribué à lancer, et patronne du musée de l’orangerie qu’elle dirige depuis 2014 et qu’elle continuera à chapeauter. Son projet pour le musée sur le dialogue des collections du musée avec l’ensemble des courants artistiques, littéraires et musicaux du XIXème siècle, avec une volonté de décloisonnement des disciplines. Elle devra aussi maintenir Orsay au rang des meilleures instituions mondiales et organiser la mise en valeur de la fabuleuse donation Hays, négociée par son prédécesseur, dans un contexte de dotation en baisse. Elle prendra ses fonctions le 15 mars 2017.

... Et le marché de l'art baisse de 22% en 2016

Le produit des ventes d'art aux enchères dans le monde s'est élevé à 12,5 milliards de dollars en 2016 contre 16,1 milliards l'année précédente. Cela fait donc moins 22 %, un chiffre qui fait un peu peur, d’autant plus que c’est la deuxième année que le marché de l’art encaisse un tel ralentissement. L’année dernière déjà, les deux plus grandes maisons de ventes aux enchères, Sotheby’s et Christie’s avaient vu leur volume de vente quasiment divisé par deux. Après les records des ventes des années 2000, tout le monde redoute une crise comparable à celle que l’on a connue dans les années 90, ou le marché s’était tout bonnement effondré. Une très sérieuse étude de l’université du Luxembourg, qui sondait les dynamiques à l’œuvre sur le marché depuis 50 ans et parue l’année dernière avait affolé tous les acteurs du secteur. Elle montrait qu’entre 1990 et 2009, le marché, sans tiré les leçons de la crise avait à nouveau doublé, tellement vite que tout était en place aujourd’hui pour qu’il s’affaisse tout aussi brusquement. Oui mais, mais il semblerait qu’en fait le marché ait décidé de se réguler tout seul, et que loin de s’écrouler, il soit en réalité de s’assainir.

Pas de crise ...

Car de quoi cette baisse de 22 % est-elle le nom ? Tout simplement de la fin des ventes record : c’en est fait des toiles impressionniste qui s’arrachent et des œuvres d’art contemporain vendus à des prix stratosphériques. Cette baisse vient essentiellement du fait que les ventes de plus de 20 millions d’euros, devenues courantes ces dernières années, ont été en 2016 bien moins nombreuses. Pour ce qui est du reste, ce que l’on appelle le cœur de marché, qui garantit sa bonne santé et fait vivre à la fois les maisons de ventes et les artistes, tout va encore assez bien, et même très bien. Et ce sont sont surtout les places comme New York ou Londres qui paient le prix de cet attentisme ou plutôt de cette sagesse retrouvée des acheteurs.

La Chine redevient leader et la France tire son épingle du jeu

Les Chinois dans ce contexte redeviennent leader après avoir perdu leur première place l’année dernière au profit des Etats-Unis. Pourquoi ? Parce que, si les Chinois se sont affirmés en quelques années comme des acheteurs très gourmands, dans ce contexte de grand volatilité, il se sont concentrés sur des achats hors « Fine Arts » : 92 % du marché chinois repose des calligraphie et des peinture traditionnelles chinoises. Même phénomène en Occident, ou le marché reste vif malgré tout. On achète désormais plus de biens culturels anonymes et de mobilier hors antiquités. Et la France conserve sa quatrième place avec 579 millions d'euros, soit 5% du chiffre d'affaires mondial. Avec notamment la vente la plus importante de cette année 2016, qui rappelle que la folie des collectionneurs n’a pas forcément de bornes : il s’agit du chef-d’œuvre de l'impressionnisme, "La Meule" (1891) de Claude Monet, qui détient le record d'adjudication 2016 à 81,4 millions de dollars . Il avait été vendu 4,8 millions de dollars en 1990.

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