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Épisode 2 :

"The collection", une série pour Noël

3 min
À retrouver dans l'émission

Aujourd'hui, Géraldine Mosna-Savoye vous recommande de regarder « The collection », une série réalisée par Oliver Goldstick, diffusée jeudi 29 décembre à 20h55 sur France 3.

Que faire d'autre que regarder une série, tranquillement, au chaud, quand ce sont les vacances de Noël, que faire d'autre que de s'installer tranquillement devant France 3 ce jeudi 29 décembre devant les trois premiers épisodes de « The collection », réalisée par cette même chaîne en collaboration avec la BBC et Amazon.

Une série avec pour phrase d'accroche : « CE QUI COMPTE N’EST PAS CE QU’ILS PORTENT, MAIS CE QU’ILS CACHENT. », autant dire l'habit ne fait pas le moine... soit tout le contraire de ce qui est annoncé dans le montage de répliques que l'on a entendues, et notamment celle-ci : « une robe bien choisie peut effacer les souffrances et la misère ». Et de fait, dès le 1er épisode, le ton est donné, quand l'accord entre ce que les personnages montrent et ce qu'ils sont ne l'est bien sûr pas du tout : tensions voire déchirement entre les personnes et leurs mystères, petits ou grands arrangements avec la réalité, mensonges et masques en tout genre... la base d'une bonne série avec son lot d'intrigues, sa promesse de transformation individuelle, le tout dans le contexte de l'après-guerre dans un Paris de carte postale. Avec, en plus : le décor idéal d'une maison de couture et le fond problématique à souhait de la mode, je le rappelle donc : l'être et l'apparence.

L'histoire est assez simple : très bien résumée ainsi sur le site de la série : « En ces temps encore chaotiques, le gouvernement de la jeune IVe République s’efforce de restaurer ce qui est non seulement un fleuron de l’industrie française, mais aussi un symbole de transformation, de réinvention et d’optimisme pour le pays. Il choisit d’aider une toute jeune maison de couture, la Maison Sabine » au risque de la bouleverser… Car la maison Sabine, c'est au sens propre une maison, une famille : à sa tête, « l'ambitieux et charismatique, Paul Sabine », marié à une américaine (interprétée soit dit en passant par Mamie Gummer, la fille de Merryl Streep), Claude, le frère, forcément autant impétueux que Paul est calculateur, Claude c'est l'artiste, le styliste de la famille, la mère forcément autant maman poule que ses fils s'aiment et s'opposent, et puis la maison elle-même, ses couturières évidemment, l'atelier, mais aussi ses clientes avides ou tristes.

C'est d'ailleurs lors d'une scène entre Paul Sabine, dit le frère ambitieux et charismatique, et l'une des habituées de la maison de couture, riche cliente délaissée, que l'on peut entendre cette réplique : « on s'en fout de la robe, ce que vous cherchez, vous le possédez déjà ».

Mais, en fait, non : on ne s'en fout pas du tout de la robe, et oui, l'habit fait bien le moine. Et c'est d'ailleurs même ce qui est le plus attendu dans cette série : de l'habit et de la robe, que la mode efface l'être, les secrets, le passé, pour faire seulement exister et apparaître. Le scénario et les personnages en témoignent : un peu déjà vu, certes, mais des intemporels, des basiques. Ou pour encore reprendre une réplique de cette série : « c'est de la nouveauté dans ce qui est familier ».

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