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Le Journal de la culture : Vendredi 3 février 2017

5 min
À retrouver dans l'émission

L'actrice oscarisée s'est lancée la semaine dernière dans une diatribe contre le manque de rôles intéressants pour les femmes, a fortiori au dessus de 40 ans. Et de pointer du doigt la lourde responsabilité de l'industrie en matière de représentation et de sexisme. Les chiffres lui donnent raison.

L'actrcie oscarisée Reese Witerhsppon a poussé la semaine dernière un cri d'alarme lors ela conférence de presse de la série "Big Little Lies", produite par HBO et réalisée par jean Marc Vallée où joue l'un des rôle principaux. Cette série qui met en scène de manière la plus réaliste paossible trois mères de famille aux prises avec le quotidien et une affaire de meurtre réunit un catsing extrement impresionnant: la star australinene Nicollas Kidman et la toute jeune Shaileen Woodley., que tout Hollywood s'arrache. On sait que d'uatres stars se sont ausis battues pour être sur la série. Pourquoi ces comédiennes se sot-elles ruées sur cette série? Reese Witherpsoon a répondu à cette questoion par un discours impacable et argumentée, en denonçant lke manque crule de rôle intéressant pour les actrices, a fortiori de plus de quarante ans. Egalement productrice, Reese Witherpsoon dit en avoir « assez » que des « femmes au talent incroyable » en soient réduites à n’incarner que des « épouses ou petites amies avec des rôles ingrats .Nous devons commencer à voir à l’écran les femmes telles qu’elles sont réellement », et pas seulement « dans des salles de cinéma avec des films à budgets minuscules ». Peu de producteurs hésitent sont réticents à financer des films portées par un role cenytral féminin. Cate Blanchette l'avait déjà ironiquement rappelé lorsqu'elle avait reçu en 2014 l'oscar de la meilleure actrice pour son rôle de femme complexe et fragile dans Blue Jasmine de Woody Allen.

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Et me voilà ici, je remporte un oscar grâce à ce superbe scénario écrit par Woody Allen. Merci pour ce magnifique rôle. Je suis si fière que Bue Jasmine soit resté en salles si longtemps. (...) Merci au public d’être allé le voir ! Cela prouve à tous ceux dans cette industrie, et ils sont nombreux, qui pensent bêtement que les films qui reposent sur un personnage féminin sont des films de niche, ça prouve qu’ils ont tort. Les gens veulent les voir ces films avec les femmes aux centre ! Et ils rapportent même de l’argent ! Eh oui révélation, la terre est ronde ! Merci mille fois.

Les chiffres donnent raison aux deux femmes. Non seulement la place des femmes à Hollywood a toujours été marginale mais elle a régressé ces dernières années, comme le montre le rapport annuel sur la diversité à Hollywood produit par la prestigieuse université UCLA paru il y quelques semaine. Le site medium.freecodecamp.com a, lui, calculé que les femmes n’avaient le droit qu’à 27 % des mots prononçés dans les dix films ayant rapporté le plus au box-office en 2016. En 2015, les chercheurs de l('université de Southern California, avaient après avoir étudié 700 films sortis en 2015 aux Etats Unis conclu à des chiffres inquiétant ste plus précis encore. Sur ce corpus de 700 films , seuls 28% des personnages étaient des femmes, les trois quarts d'entre elles ayant visiblement moins de 40 ans. Le nombre de personnages principaux campés par des femmes de plus de 45 ans? Zéro. Et quand elles apparaissent, les femmes jouent plus souvent que leurs homologues masculins des personnages prenant soin des autres ou étant «engagés dans une relation amoureuse», selon l'étude.Et ce sont souvent le seule rôle de femme du film

C'est l'un des enjeux du SoS lancé par Reese Witherspoon: les rôles souvent réducteurs voire sexiste sont peu nombreux: l'actrice holllywoddienne a rappelé cette sensation d'être souvent la seule femme sur les plateaux de tournage. C'est le syndrome dit "de la Schtroumpfette ", seule habitante visible du village des Schtroumpfs dans lacélèbre bande dessinée les scénaristes ont tendance non seulement à écrire des roles féminins stéréotypés et souvent secondaires, mais se limitent souvent à n'écrire qu'un rôle de femme.

« Nous devons voir à l’écran les vraies expériences des femmes, qu’elles incluent la violence conjugale, les agressions sexuelles, la maternité, les histoires d’amour, les infidélités ou les divorces »

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