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Capitole le 6 janvier 2020. Un manifestant pro-Trump avec le drapeau confédéré (Dixie Flag). Photo : Saul Loeb.

La guerre de Sécession à l’ère post-Trump

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La présidence de Trump s'achève avec des scènes de violences et d'affrontements qui témoignent d'une profonde fracture au sein de la société américaine. Une opposition ancienne qui confronte deux visions antagonistes des États-Unis et qui s'exprime avec férocité durant la Guerre de Sécession.

Capitole le 6 janvier 2020. Un manifestant pro-Trump avec le drapeau confédéré (Dixie Flag). Photo : Saul Loeb.
Capitole le 6 janvier 2020. Un manifestant pro-Trump avec le drapeau confédéré (Dixie Flag). Photo : Saul Loeb. Crédits : AFP

A l’heure du bilan, les analystes se disputent sur la postérité de l’expérience Trump: de la crainte de la persistance d’un trumpisme sans Trump, à l’illusoire possibilité de la considérer comme un épisode détestable à jeter aux oubliettes de l’histoire. Le premier chantier à ouvrir pour le poète John Freeman dans la revue AOC consiste en un exigeant travail pour rétablir la vérité. Pour de nombreux observateurs, les États-Unis n’ont jamais été aussi près d’une guerre civile depuis la Guerre de Sécession. Un épisode de l’histoire nationale qui a dominé et qui hante encore les esprits qui ont suivi cette actualité outre-Atlantique souvent envahissante. Du dixie flag sudiste surgi dans les couloirs du Congrès le 6 janvier, au déboulonnage des statues de généraux défenseurs de la société esclavagiste, en passant par les débats sur la date inaugurale de l’histoire des États-Unis, cette guerre fondatrice qui a opposé les États du Nord aux États du sud entre 1861 et 1865 a été convoquée lors de ces élections et continue à l’être comme jamais. 

Une référence entêtante à la guerre de Sécession qui trouve son origine dans le très haut degré de division du peuple américain au cours de la dernière année qui s’est dévoilé dans les manifestations contre les violences policières infligés aux africains américains et la sortie de l’ombre des groupuscules d’extrême-droite en partie grâce à la bienveillance du président sortant.  

Une frayeur de l’autodestruction par la division dans un pays qui a érigé en messe annuelle le discours sur l’état de l’Union et dont Abraham Lincoln disait En 1858, trois ans avant le début de la guerre de Sécession qu’« Une maison divisée contre elle-même ne peut pas tenir debout ». Selon l’historien Bruno Cabanes, les lignes de failles exacerbées ces derniers mois « remontent à la guerre de Sécession », avec deux visions du passé. Deux regards qui se sont violemment exprimés l’été dernier au cours des affrontements qui ont eu lieu autour du nom des bases militaires américaines portant les noms de généraux confédérés aussi bien qu’à l’occasion de la remise en question de leurs monuments dans l’espace public. « Une fracture mémorielle qui abîme le vivre ensemble ». Et l’urgence selon l’écrivain Ron Rash dans Le Monde, de trouver une cause commune pour éloigner les ressorts de la guerre civile.  

Liens :

  • John Freeman, "L’après-Trump ou comment remettre le génie de la vérité dans sa lampe ?" A.O.C, 19/01/2021. 
  • Ron Rash, "La dernière fois où l’Amérique s’est trouvée à ce point divisée, la guerre de Sécession en a résulté", Le Monde, 13/01/2021. 
  • Fabienne le Moal ITW Bruno Cabanes, "États-Unis : après l'élection de Biden, le risque d'une "guerre civile à bas bruit"", Europe 1, 08/11/2020. 
  • "Pourquoi le discours du président sur l’état de l’Union est important", ShareAmerica, 03/02/2020.
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