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Image issue du film documentaire d'Amos Gitaï "A l'ouest du Jourdain"

L'héritage des accords d'Oslo vus par le cinéaste Amos Gitaï

3 min
À retrouver dans l'émission

Ce matin dans le Journal de l’Histoire, on s’interroge sur la portée d’un événement dans l’histoire à travers un documentaire : "Un bref moment d’optimisme" d’Amos Gitaï, disponible en replay sur France 5.

Image issue du film documentaire d'Amos Gitaï "A l'ouest du Jourdain"
Image issue du film documentaire d'Amos Gitaï "A l'ouest du Jourdain" Crédits : Unifrance

Que reste t-il des accords d’Oslo ? A t-on gagné quelque chose dans le processus de paix engagé par Yasser Arafat et Yitzak Rabin au milieu des années 1990 ? C’est la question que se pose le cinéaste Amos Gitaï dans une version courte de son film A l’ouest du Jourdain sorti en 2017 et diffusé dans le magazine de reportage de France Télévision. 

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1995-2015 : le journal en images des accords d’Oslo

Le 4 novembre 1995 sur la place des rois à Tel Aviv, le Premier ministre israélien, très ému, est célébré par une foule venue célébrer les avancées inédites des accords d’Oslo signés quelques jours plus tôt. Amos Gitaï suit les étapes de ces négociations organisées par l’administration du président américain Bill Clinton un an plus tôt, sous la forme d’un journal en images, se glissant dans les forêts de perches de micros et les bras de journalistes du monde entier qui brandissaient des dictaphones pour rendre compte de ces négociations qu’on savait déjà historiques. Deux hommes se serraient la main pour la première fois et pas seulement pour l’inévitable photo. 

Un moment d'espoir, une parenthèse vite refermée

L'assassinat de Yitzak Rabin, sans successeur politique, par un étudiant juif religieux d’extrême droite à l’issue de cette manifestation de soutien du 5 novembre, met un terme à ce bref moment d’optimisme. Car si l’enthousiasme était de rigueur en 1995, des bus explosent tous les jours à Tel Aviv et attisent l’extrémisme juif, si une réconciliation semblait alors possible l’hostilité persistait du côté palestinien comme du côté israélien. Rabin était considéré comme un traître et Arafat comme un menteur et un lâche ayant proscrit la lutte armée par les incrédules des deux camps qui s’opposaient encore et toujours, tous ceux qui ne voulaient pas de ce dialogue diplomatique et des solutions qui auraient pu en sortir. 

Amos Gitaï part à la rencontre des Israéliens qui rejettent le terme d’occupation en Cisjordanie, ou d’un adolescent qui n’envisage un avenir glorieux qu’en devenant martyr. Le constat est cruel mais le cinéaste ne s’arrête pas là. Il rencontre aussi l’entre-deux des associations civiles et des ONG qui accueillent les initiatives israélo-palestiniennes : des mères endeuillées des deux parties qui ont décidé de s’unir pour trouver une solution commune, ou encore des colons qui veulent vivre avec leurs voisins arabes. C’est à cette échelle qu’il trouve l’empreinte de ce moment où l’on y a cru, une croyance qui a déserté la politique institutionnelle mais qui persiste dans les territoires occupés.

par Anaïs Kien 

Pour plus d’informations :Un bref moment d’optimisme d'Amos Gitaï, disponible en replay sur france.tv 

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