LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
.

Covid-19 : un nouveau candidat vaccin de 2ème génération français

10 min
À retrouver dans l'émission

Une nouvelle technologie vaccinale pour booster l’immunité et autres actualités scientifiques.

.
. Crédits : Andriy Onufriyenko - Getty

Une étude parue aujourd’hui dans la revue « Nature Communications » décrit la création d’un candidat vaccin de 2ème génération contre le CoVid-19. On sait que l’épidémie va durer des années et on voit que l’immunité diminue naturellement, même après la vaccination. Des injections de rappels vont donc être nécessaire et il faudra plusieurs vaccins pour l’ensemble de l’humanité. Cette équipe française de l’INSERM a ainsi fabriqué un vaccin de 2ème génération, un boost, qui vient en rappel. Les premiers vaccins que l’on a sont centrés sur la protéine Spike mais on a vu que le virus mutait sur cette protéine. Ce vaccin de 2e génération, lui, étend la réponse immunitaire à d’autres fragments du virus qui eux, ne peuvent pas muter. Il a été testé sur des singes convalescents, infectés en février 2020, qui ont ensuite été exposés à des variants du SARS-CoV-2. L’étude montre que le vaccin a reboosté les anticorps des macaques et que ce nouveau taux d’anticorps permettait de bloquer les nouveaux variants. Des essais cliniques de ce candidat vaccin sont prévus sur l’humain en 2022. 

Cette nouvelle technologie vaccinale s’appelle le « Dendritic Cell Targeting ». Elle cible les cellules dendritiques. Il s’agit là d’un mécanisme d’action tout à fait différent.  

Entretien avec Yves Lévy, directeur du Vaccine Research Institute. Il est le principal auteur de cette étude. 

Écouter
2 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Yves Lévy

« Mu » : un nouveau "variant à suivre"

CoVid-19 toujours ! Hier soir, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré qu’elle surveillait un nouveau variant : le variant « Mu » (de la 12ème lettre de l'alphabet grec) ou variant B.1.621. Repéré pour la première fois en janvier en Colombie, il vient d’être classé par l’OMS comme « variant à suivre ». Les variants « Delta » et « Alpha » sont, eux, classés comme « variants préoccupants ». Le variant « MU » est peu répandu (sa prévalence mondiale est en dessous de 0,1 %) mais en Colombie et en Equateur, il s’est propagé rapidement et représente respectivement 39% et 13% des infections. Des études supplémentaires sont attendues pour mieux comprendre ses spécificités, sa contagiosité et sa dangerosité. 

Les ondes sismiques pour la surveillance du réchauffement du permafrost

Dans la revue « Seismological Research Letters », une étude décrit une nouvelle méthode pour observer et mesurer le réchauffement du permafrost en Arctique. La fonte du pergélisol est l’un des enjeux climatiques majeurs puisque les sous-sols gelés renferment et risquent de libérer de grandes quantités de CO2 et de méthane hautement comprimés. Une équipe internationale - dont des chercheurs du CNRS - montre que nous pouvons suivre l’évolution de son réchauffement grâce aux ondes sismiques. A partir des données de différents réseaux sismologiques, dans une région de l'Arctique norvégien, les chercheurs montrent que la vitesse des ondes sismiques ralentit lorsque la température augmente. Les outils sismiques peuvent donc nous éclairer sur la teneur en glace du sol et sur leur dégel. L’analyse de 5 années d’activité sismique confirme bien que les sous-sols se réchauffent.

Le cannibalisme stellaire des systèmes planétaires

Enfin, selon une étude parue dans "Nature Astronomy", des étoiles - comme notre Soleil - peuvent « manger » les planètes de leur système. Dans certains duos d’étoiles binaires, il arrive que l’une d’entre elles présente une composition chimique différente de sa partenaire. On ne l’explique pas bien car les étoiles binaires naissent et se forment dans le même milieu homogène et devraient donc être chimiquement identiques. Une équipe internationale a étudié les propriétés chimiques de 107 paires d'étoiles. Selon ce papier, ces étoiles ont englouti de la matière planétaire. C’est ce qui expliquerait les différences chimiques observées entre les membres d’une paire. Ce phénomène de digestion de planète se produirait fréquemment : les étoiles semblables à notre Soleil auraient 20 à 35 % de chance de digérer l’une de ses planètes.

L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......