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La découverte d'une nouvelle lignée humaine

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Il existe une quatrième branche au début de l’histoire de notre espèce ; et autres actualités scientifiques.

Crédits : A band of two - Getty

Une fois de plus, l’histoire évolutive humaine montre qu’elle est bien plus complexe qu’on ne le pensait. Une étude parue dans Nature révèle une nouvelle lignée humaine que nous n'avions jamais vue auparavant. Une équipe internationale de généticiens, d’archéologues, et de bio-anthropologues a analysé l’ADN de quatre squelettes d’enfants. Des squelettes vieux de 8 000 à 3 000 ans, issus du site archéologique situé dans la grotte de Shum Laka au Cameroun. Jusqu’à présent, on pensait que les premiers humains modernes s’étaient divisés en trois branches, entre 250 000 et 200 000 ans : les chasseurs-cueilleurs d'Afrique australe, ceux d'Afrique centrale et une lignée qui mène à la plupart des humains modernes. Toutefois, l’ADN des squelettes de Shum Laka ne correspond à aucun de ces trois groupes. 

Frédéric Austerlitz est directeur de recherche CNRS en Génétique des Populations au Musée de l’Homme à Paris.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Frédérique Austerlitz

Risques sanitaires liés à la 5G : les données manquent

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), nous n’avons pas assez d’informations pour trancher sur les risques liés à la 5G alors que son déploiement est attendu en France d’ici la fin de l’année.  L’Anses a publié lundi un premier rapport dans lequel elle dénonce "un manque important de données sur ses effets sanitaires".  La 5G va s’appuyer sur de nouvelles bandes fréquences : la bande 3,5 GHz, et la bande 26 GHz, soit celle des ondes millimétriques. Toutefois, aucune étude scientifique n’a été menée sur leurs effets biologiques. En d’autres mots, on saura si la 5G est dangereuse après son déploiement.

Des gènes de résistance aux antibiotiques présents dans la poussière

Selon une étude parue dans la revue PLoS Pathogens les bactéries présentes dans la poussière peuvent s’échanger des gènes de résistance aux antibiotiques. La capacité de résister aux traitements antibiotiques est considérée par l’OMS comme l’une des plus grandes menaces de santé publique. On sait que des bactéries résistantes se trouvent dans la poussière. Les chercheurs l’Université de l’Illinois ont examiné des échantillons de poussière récoltés dans 43 bâtiments publics. Ils ont découvert que les bactéries présentes dans ces poussières peuvent se transmettre des gènes d’antibiorésistance. Elles échangent entre elles de petites sections d’ADN : des plasmides. L’étude montre que plus d'un quart des gènes de résistance se trouvaient sur ces plasmides.

Le scorpion : premier animal terrestre ?

Selon une étude parue dans Scientific Reports, le scorpion pourrait être un des premiers animaux terrestres. Des chercheurs américains ont analysé le fossile d’un scorpion qui dormait dans les collections d’un muséum. Il s'agit d'une part du fossile de scorpion le plus ancien à ce jour (il est vieux de 437 millions d'années), et d'autre part, l’analyse de ses systèmes respiratoires et circulatoires montre qu’il était capable de respirer sous l'eau comme sur terre. Le spécimen était aussi entouré de sédiments marins. Les chercheurs pensent donc que ce Parioscorpio Venator pourrait être un des premiers animaux à être passé du milieu aquatique au milieu terrestre. 

par Natacha Triou

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